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Les réflexions gaullistes de la semaine du 18 au 24 mars 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 19 Mars 2019 10:21

Samedi 23 mars 2019 : 

La polémique ne désenfle pas sur le recours contesté aux militaires de l'opération antiterroriste "Sentinelle" dans le cadre des nouvelles manifestations de Gilets jaunes aujourd'hui, une semaine après les événements du 16 mars dernier. 

En effet, après les mesures sécuritaires de lundi (lire réflexions gaullistes CC, 19/3), le gouvernement a cru utile d'annoncer, mercredi, un recours à l'armée pour l'acte XIX des Gilets jaunes.

Loin d'être une bonne idée, cette mobilisation de l'armée inquiète. 

Il faut dire que les déclarations, particulièrement maladroites, du gouverneur militaire de Paris évoquant, hier, la possibilité pour les soldats "d'ouvrir le feu" ne sont guère rassurantes.

Elles prouvent, incontestablement, l'inadéquation entre les forces armées formées au combat et les techniques de maintien de l'ordre.

La surenchère de Jean-Luc Mélenchon, devant la presse, n'est pas non plus faite pour apaiser.

Comment en est-on arrivé là ? c'est à se demander si certains n'espèrent pas secrètement un dérapage entraînant un drame. Rien ne serait alors plus pareil pour aucun des deux camps.

En ce samedi de tous les dangers, ne jetons pas de l'huile sur le feu inutilement et n'oublions pas que nous sommes tous, avant tout, des Français, unis par une même communauté de destin.


Mardi 19 mars 2019 :

L’autorité du chef de l’État et l’efficacité des pouvoirs publics en matière de maintien de l’ordre ont été directement mis en cause après le fiasco de samedi ayant conduit au saccage des Champs-Élysées (lire réflexions gaullistes CC, 17/3).

Alors, l'exécutif a fait sa petite crise d'autoritarisme en limogeant le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et en interdisant les manifestations dans trois lieux symboliques à Paris, Bordeaux et Toulouse.

Décidément, avec Emmanuel Macron et ce gouvernement, c'est le remake d'« Un jour sans fin » qui se joue au plus haut sommet de l'État tellement on a l'impression de revivre la première semaine de janvier.

Ou quand la posture devient l’imposture…

En effet, deux jours après la huitième journée de mobilisation des « gilets jaunes » marquée par de nouvelles violences, le Premier ministre avait annoncé le 7 janvier dernier de nouvelles mesures d'ordre public (lire réflexions gaullistes CC, 8/1).

Hier, le même Édouard Philippe a annoncé des mesures de fermeté deux jours après les violences survenues à Paris, en marge de la manifestation des Gilets jaunes…

En l’occurrence, le préfet de police sert de fusible dans cette histoire alors que dans toute République qui se respecte, le ministre de l'Intérieur aurait déjà dû présenter sa démission !

Quant à l'excès de fermeté dans les mesures annoncées pour juguler les violences, le trop est l'ennemi du bien et ce gouvernement risque rapidement de l'apprendre à ses dépens.

Répétons ici, comme nous l’avions fait en novembre (lire communiqué UPF, 25/11/18), que la question, au-delà du maintien de l'ordre, est fondamentalement politique et que ce sont bien des réponses politiques et sociales qui sont attendues si l’exécutif entend un jour sortir de cette crise sans fin.

Mais en est-il seulement capable ? le fait que le président de la République ait défendu avec fermeté ses réformes et sa politique, lors du débat organisé hier soir à l’Élysée avec 64 intellectuels, permet d’en douter.

Mis à jour ( Dimanche, 24 Mars 2019 00:14 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 11 au 17 mars 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 12 Mars 2019 11:04

Dimanche 17 mars 2019 :

Il aurait été beaucoup plus intéressant de parler ce dimanche des attentes des milliers de Français qui ont marché hier pour le climat, partout en France, dans une ambiance familiale et bon enfant.

Mais malheureusement l'actualité est tout autre. Le 18ème samedi de mobilisation des Gilets jaunes a été marqué par un regain de violences à Paris : de nombreuses boutiques ont été pillées et un immeuble incendié...

Y-a-t-il seulement une finalité dans ces actes criminels à part saccager les signes ostentatoires de richesse de la plus belle avenue du monde ?

Ces scènes d'émeutes urbaines prouvent que les gilets jaunes sont manifestement débordés par les extrémistes et notamment les blacks blocs ultra violents.

Mais cela les dérange-t-il vraiment ? entre indifférence bienveillante et complicité coupable, leur cœur balance.

Car, comment relancer un mouvement qui s'essouffle et imposer ses idées autrement que par la violence quand on est incapable de les partager dans le cadre du débat démocratique : ils veulent être obéis, par tous les moyens.

Alors, comme nous l'affirmons sans cesse depuis début janvier (lire réflexions gaullistes CC, 6/1), ils vont devoir très clairement prendre position quant à la suite de leur mouvement et passer à une autre séquence qui pourrait être la constitution de listes citoyennes aux élections municipales de l'an prochain.

S'ils ne le font pas, non seulement le capital sympathie qu'ils avaient acquis va fondre comme neige au soleil mais les légitimes revendications qu'ils ont portés depuis 4 mois passeront aux oubliettes. Et le pouvoir politique, pour qui le mouvement des "gilets jaunes" est déjà une affaire classée (Emmanuel Macron n'était-il pas en week-end au ski ?), n'attend que ça.

D'ailleurs, où sont les mots d'ordre du 17 novembre lors de l'acte inaugural du mouvement et parmi ceux-ci qui parle aujourd'hui du prix des carburants qui explose à nouveau depuis plusieurs semaines maintenant ?

 

Mardi 12 mars 2019 :

 

 

Coup de théâtre à Alger ! 

Le président fantoche, Abdelaziz Bouteflika, a adressé hier soir un message à la nation dans lequel il renonce à briguer un cinquième mandat et reporte sine die l'élection présidentielle du 18 avril prochain.

Les manifestations considérables et pacifistes depuis le 22 février dernier (lire billet UPF, 27/2 ; réflexions gaullistes CC, 4/3ont fait reculer le pouvoir qui n'avait plus que cette alternative face à lui. Une option inenvisageable il y a encore un mois !

La jeunesse algérienne a l'âge de ce siècle mais connaît sa leçon d'histoire. C'est peut-être le plus beau succès obtenu par le peuple algérien depuis l'indépendance de 1962. Sans qu'une seule goutte de sang n'ait été versée.

Ne nous y trompons pas, nous assistons à des instants où l'Histoire s'écrit et qui sont capitaux pour l'Algérie et le Maghreb.

Il reste maintenant à espérer qu'une véritable alternative démocratique puisse se bâtir sur ces fondements et dépoussiérer les vieilles lunes culturelles et idéologiques de l’Algérie officielle héritées de Boumédiène.

La suite sera aussi importante que ce qui vient de se passer car, pour le moment, le clan Bouteflika reste au pouvoir. Pour combien de temps ? la société civile, qui s’est réveillée, et les partis politiques d’opposition parviendront-ils à s’entendre pour faire émerger un leader face à un des valets ou avatars du « système » qui succèderait sans bruit à Bouteflika aux prochaines élections ?

En attendant, la France peut bien saluer la décision du président algérien mais elle a véritablement été en dessous de tout dans cette crise politique. Les propos minimalistes tenus par le Quai d'Orsay depuis le début de la contestation ne suffiront pas à masquer l'extrême embarras de Paris qui n'avait pas misé sur la chute du raïs, Bouteflika.

Mis à jour ( Lundi, 18 Mars 2019 10:12 )
 
Les réflexions gaullistes des semaines du 25 février au 10 mars 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 04 Mars 2019 09:13

Mercredi 6 mars 2019 : 

Hier matin, un détenu radicalisé, affirmant vouloir venger Chérif Chekatt tué à la suite de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg en décembre dernier, a agressé et grièvement blessé deux surveillants pénitentiaires au Centre de Détention de Condé-sur-Sarthe (61).

A l'issue de l'intervention du RAID, le forcené retranché durant près de 10 heures dans une unité de vie familiale a été interpellé et sa compagne est décédée des suites de ses blessures.

Le centre pénitentiaire d'Alençon est pourtant une prison de haute sécurité.

Comment les couteaux qui ont servi à l'agression ont-ils pu être introduits et ne pas être remarqués alors que les visiteurs au parloir famille sont soumis invariablement aux « mesures de contrôle jugées nécessaires » (art. D406 du Code de procédure pénale), notamment le passage sous un portique détecteur de métaux, éventuellement complété par un détecteur manuel de métaux (« poêle à frire »).

L’enquête de l'Inspection Générale de la Justice devra le déterminer. 

En tout état de cause, cette agression doit conduire à faire évoluer les contrôles des visiteurs. Actuellement, les surveillants n’ont pas le droit de fouiller les visiteurs et peuvent seulement demander de montrer ce qui figure dans les poches à l’exclusion de toute fouille par palpation. Seul un officier de police judiciaire est habilité à fouiller un visiteur et uniquement s’il existe des raisons de penser que le visiteur détient des objets ou des documents de nature à renseigner sur une infraction ou à constituer cette infraction.

Il y a donc un vrai problème de sécurité qui se pose.

En outre, ne faudrait-il pas renforcer les contrôles s'agissant des détenus radicalisés ou purgeant de longues peines en imposant la fouille intégrale systématique, ce que l’article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 ne permet pas ?

Pour la sécurité des personnels et des sites il est urgent que cette question soit reposée, ce que n’a pas manqué de faire notre conseiller national et secrétaire-général adjoint du Syndicat France Police, Marc Tair, dès hier soir.

 

Lundi 4 mars 2019 : 

 

Malgré la pression de la rue (lire billet UPF, 27/2), Abdelaziz Bouteflika a annoncé hier - ou plutôt on a annoncé pour lui - qu'il entendait maintenir sa candidature à la présidentielle du 18 avril pour « apaiser les cœurs et les esprits » et répondre au « changement de système ».

Conscients du rejet qu'inspire ce cinquième mandat d'un président malade et impotent, maintenu au pouvoir jusqu'à l'absurde, ses proches - qui sont à la manœuvre - lui ont fait promettre d'organiser une nouvelle élection présidentielle anticipée, où il ne sera pas candidat, une fois qu'il aura été réélu...

C'est la démonstration que le régime est à bout de souffle. Il pare au plus pressé parce que tous ses plans sont mis à mal.

Le clan Bouteflika a eu 5 ans pour préparer sa succession. Ce nouveau stratagème pour gagner du temps est un véritable passage en force qui risque de renforcer la colère populaire qui secoue toute l’Algérie et de plonger le pays dans le chaos. 

Leur responsabilité est considérable au regard du rôle géopolitique majeur que joue l’Algérie.

Quant à la diplomatie française, si prompte à dénoncer les régimes syrien ou vénézuélien, elle est aux abonnés absents. L'indifférence est un soutien tacite au régime. Demain, elle en sera comptable.

Mis à jour ( Mercredi, 06 Mars 2019 10:29 )
 

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