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Les réflexions gaullistes de la semaine du 29 juin au 5 juillet 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 30 Juin 2020 10:58

Samedi 4 juillet 2020 : 

Le changement dans la continuité : la nomination de Jean Castex, l'homme du déconfinement, hier à Matignon est un non-événement.

En choisissant un illustre inconnu, comme l'était Édouard Philippe en 2017, Emmanuel Macron entend s'appuyer sur un homme de l'ombre sans poids politique et s’assurer que la lumière reste sur lui.

A l'instar du quinquennat Sarkozy, la fonction de Premier ministre disparaît avec le président Macron pour laisser la place à un super directeur de cabinet : la reprise en main est totale ; le pouvoir est bien à l'Élysée et nulle part ailleurs !

Pire, en confiant à l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe, la charge de réorganiser la majorité, il prive son successeur de toute autorité alors qu'il est censé être le chef de la majorité !

Énarque et ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, Jean Castex est un homme de droite s'inscrivant dans le droit fil de la stratégie macroniste, qui consiste à asphyxier "Les Républicains" par des débauchages individuels. 

Christian Jacob peut bien fulminer mais son parti est moribond après s'être lui-même tiré une balle dans le pied en acceptant des alliances avec le parti présidentiel...

Le nouveau Premier ministre aura pour mission de dessiner le "nouveau chemin" voulu par le chef de l'Etat. Mais son profil plaide pour un maintien de la politique actuelle.

Et l'interview du président de la République donnée hier à la presse quotidienne régionale le prouve : il n'y aura pas de changement de ligne. Pour le virage social et écologique du quinquennat, on repassera !

Quant au vocable "gaulliste social" dont Jean Castex, en mal d'identité politique, n'hésite pas à se revendiquer, c'est oublier un peu vite sa responsabilité dans le processus législatif conduisant à la Loi Hôpital 2005 et qu'il sera chargé de défendre la réforme des retraites, antithèse de l'esprit et du programme du Conseil national de la résistance de 1944.

Si « c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses », il est fort probable que son passage à Matignon ne laissera pas un souvenir plus impérissable que celui de Jean-Pierre Raffarin en 2002 !


Mardi 30 juin 2020 : 

François Fillon a été reconnu coupable de détournement de fonds publics, complicité et recel de ce chef et d'abus de biens sociaux, hier après-midi, par le Tribunal Correctionnel de Paris.

En répression, il a été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont deux ferme, ainsi qu'à une lourde amende et à dix ans d'inéligibilité.

Dans leur motivation, les magistrats ont pointé les "manquements" de l'ancien Premier ministre et ancien parlementaire à ses devoirs de "probité" et d'"exemplarité". Difficile de faire plus infamant.

On ne peut s’empêcher de penser que l'ancien candidat de la droite à la présidentielle de 2017 - dont la campagne avait été plombée par cette affaire d'emplois fictifs attribués à son épouse - a été très sévèrement condamné.

Ayant fait appel, il sera rejugé. Fidèle à ma ligne de conduite, je ne commenterai donc pas cette affaire pénale, toujours en cours. 

Mais, néanmoins, sans se prononcer sur le fond de l’affaire et le comportement de François Fillon, comment ne pas s’interroger sur les conditions dans lesquelles ce jugement a été rendu ?

En effet, le parquet national financier (PNF) est dans la tourmente depuis les déclarations, mi-juin, de son ancienne présidente, Éliane Houlette, sur les « pressions » qu’elle a reçues de sa hiérarchie dans la conduite de l’enquête, ce qui trouble immanquablement la sérénité du délibéré et instille le doute dans les esprits !

Le président de la République, garant de l'indépendance de la justice, n’a-t-il d’ailleurs pas saisi le Conseil supérieur de la magistrature pour avis ?

Aussi, le fait que les peines prononcées suivent les réquisitions du PNF ne manque pas d’interpeller et peut s’interpréter comme un message de soutien à peine déguisé.

Si le droit d’interjeter appel est un droit fondamental, il devenait presque une nécessité dans ce dossier !

Mis à jour ( Samedi, 04 Juillet 2020 00:32 )
 
Second Tour Municipales 2020 : vague verte sur fond d'abstention massive PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Dimanche, 28 Juin 2020 22:43

Communiqué du Bureau National de l'UPF du 28 juin 2020


 

Réaction du Bureau National de l'Union du Peuple Français, au soir du second tour des élections municipales :

 


 

Près de 60% d'abstention au second tour des élections municipales. Un record absolu sous la Vème République, y compris lors des élections européennes ! 

Déjà que le 1er tour n'était pas fameux, dans le contexte lié à l'épidémie du coronavirus que l'on connaît, le taux de participation famélique de ce second tour parachève une séquence surréaliste.

Jamais les maires, pourtant élus préférés des Français, n'auront été choisis dans de telles circonstances.

Plus de trois mois après le non-choix du premier tour, les Français ont entendu signifier un désaveu cinglant.

Ils ne se sont pas saisis des enjeux car ils ne savent plus à quoi servent les politiques publiques et n'entrevoient aucune différence entre les listes qui - second tour oblige - ont fusionné entre elles alors qu'elles étaient pourtant censées porter des propositions et valeurs parfois diamétralement opposées !

Cette désaffection devrait interpeller la classe politique, à défaut de l'émouvoir, tant il y a de citoyens qui restent sur le bord du chemin et ne se sentent plus représentés.

La démocratie représentative est malade. Tout est à revoir car nos concitoyens ne croient plus en ceux qui se présentent à leurs suffrages, fussent-ils les plus proches d'eux.

Il n'y aurait rien de pire que d'enjamber ces municipales sans tirer aucune leçon : à la fois sur le mode de scrutin de ces élections (où le quorum du 1/4 des inscrits pour être élu au premier tour, supprimé pour les communes de plus de 1 000 habitants, mériterait d'être rétabli) que sur les pratiques politiques locales (référendum d'initiative locale ; conseils municipaux interactifs ; budgets participatifs ; conseils de quartier diversifiés et ouverts à tous).

Alors, dans ces conditions, comment et quel bilan retenir de ces municipales si particulières ? on pourra toujours regarder les résultats dans les grandes villes et le score des quelques têtes d'affiches (victoire de Philippe au Havre ; Hidalgo à Paris ou Aliot à Perpignan) ; considérer que les écologistes renversent des bastions imprenables (Marseille ; Lyon ; Bordeaux) et prennent la main sur la gauche ; constater que LREM, le parti présidentiel, est quasiment inexistant et que la majorité des attelages formés avec LR ont échoué piteusement...

Mais, au fond, quelle légitimité pour ces maires mal élus et comment traduire au plan national de tels résultats pondérés par un taux d'abstention historiquement élevé ? si la vague verte, qui a emporté de nombreuses métropoles régionales françaises, met Macron au défi, il serait aventureux de calquer ces résultats locaux sur une éventuelle dynamique nationale. L'urgence, c'est la démocratie !

Mis à jour ( Lundi, 29 Juin 2020 07:14 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 22 au 28 juin 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 25 Juin 2020 10:45

Jeudi 25 juin 2020 : 

Trois semaines après un premier rendez-vous sous les ors de l'Élysée (lire réflexions gaullistes CC, 05/06), Emmanuel Macron a de nouveau reçu, hier, les partenaires sociaux pour leur dévoiler les premiers arbitrages.

On l’attendait sur l’assurance chômage ou la réforme des retraites mais c’est finalement le nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée qui a été l’objet central de la réunion.

L'État indemnisera les salariés à hauteur de 100% du salaire net au SMIC et, au-delà, à 84 % de leur salaire net avec un reste à charge de 15 % pour les entreprises sur une durée maximale de deux ans.

Un système "à l'Allemande", censé limiter les effets de la crise économique... qui nécessitera un accord collectif d'entreprise majoritaire ou de branche et entrera en vigueur le 1er juillet.

Cette réforme de l’activité partielle s’inscrit clairement dans la lignée des plans de sauvetage annoncés depuis le déconfinement, par lesquels le gouvernement n’a eu de cesse de limiter au maximum d’éventuelles contreparties.

En effet, permettre aux entreprises en difficulté de préserver l’emploi durant la baisse d’activité est une bonne chose en soi mais si ce système consiste à retarder des licenciements, cela reviendrait à reculer pour mieux sauter et ce dispositif n'aurait aucun sens.

Or, il ne saurait être accepté que des entreprises bénéficient des aides publiques en ayant tout loisir de préparer leur plan de compression du personnel pour... le lendemain de l'élection présidentielle !

En aucun cas, ce dispositif ne doit servir à cacher des difficultés structurelles.

Il est donc nécessaire que ce chômage partiel de longue durée soit conditionné pour éviter des "effets d'aubaine", y compris en termes de licenciements.

La valeur travail a du sens face à l’accélération des mutations.

Et c’est aussi pourquoi toute refondation du « pacte social » nécessite de maintenir la balance égale entre les devoirs des uns et des autres !

 

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Quand vous pensez aux réformes menées par Emmanuel Macron sur le plan économique depuis 2017, diriez-vous que globalement ces réformes ont...
 

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