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Les réflexions gaullistes de la semaine du 2 au 8 décembre 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 04 Décembre 2019 11:44

Jeudi 5 décembre 2019 :

Le Parisien - Aujourd'hui en France a écrit:
Grève contre la réforme des retraites : 10 questions sur un conflit qui risque de durer

Marc Lomazzi et la rédaction du Parisien
Article paru dans l'édition du 05.12.19

 

Le bras de fer commence aujourd’hui.

Le jeudi noir tant attendu (ou redouté, selon sa propre philosophie) est arrivé.

Si le gouvernement se dit déterminé à mener à son terme la réforme des retraites, la mobilisation (et ses suites) pourrait bien avoir raison de ces éléments de langage, d’autant que c’est la semaine prochaine qu’Édouard Philippe devrait détailler le contenu de cette réforme, histoire de donner l’illusion d’avoir écouté les revendications.

Avec près de 250 rassemblements et manifestations et les blocages attendus (lire réflexions gaullistes CC, 4/12), le mouvement démarre vite et fort mais il s’agira de tenir la distance face à un pouvoir qui compte bien sur l’essoufflement et les fêtes de Noël pour faire taire cette contestation !

L’ampleur de la mobilisation est surtout le résultat de l’échec de l’exécutif.

En voulant gagner du temps avant les élections municipales, le gouvernement a entretenu le flou sur le contenu de sa réforme qui a cristallisé les inquiétudes et fédéré les mécontents.

Emmanuel Macron et sa majorité présidentielle ne pourront donc s’en prendre qu’à eux-mêmes si le pays est paralysé et laisse éclater sa colère…

 

Mercredi 4 décembre 2019 : 

La journée de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites de demain s’annonce massive, à l’instar de la mobilisation de 1995.

De fortes perturbations sont à prévoir puisqu'au niveau national, 90% des trains et 20% des vols seront annulés, tandis que 11 lignes de métros (sur 16) seront fermées dans la capitale.

Naturellement, la question se pose de savoir si cela se limitera à la journée d’action du 5 décembre ou s’il faut s’attendre à un mouvement long, dans un contexte social tendu où les mécontentements se multiplient.

C'est en tout cas un véritable test pour le gouvernement qui ne recule devant aucune propagande (presse écrite ; radios ; télés) pour vendre son projet de réforme en insistant sur la fin des privilèges attachés aux régimes spéciaux.

Bien évidemment, la réalité est tout autre.

Il n'y a pas les nantis d'un côté et la grande majorité des Français de l'autre.

À aucun moment, le gouvernement n'a cherché à désamorcer ce mouvement social, préférant jouer l'opinion contre les grévistes.

Or, cette réforme, qui a été annoncée en juillet dernier (lire billet UPF, 19/7) - et dont l'économie n'a pas été modifiée depuis, malgré la valse-hésitation d’Emmanuel Macron sur l’âge-pivot durant l’été - aurait pu être intéressante si :

- le gouvernement s'était formellement engagé à corriger les imperfections du modèle suédois « à points », pris en référence par l'exécutif, qui a été générateur de grandes inégalités et de précarité - notamment pour ceux ayant subi des périodes de chômage ou des temps partiels (fussent-ils choisis) - et s'est retrouvé au bord du gouffre en 2017, tirant les pensions vers le bas et nécessitant qu'une nouvelle réforme repousse l’âge de départ de 61 à 64 ans !

-  elle n’apparaissait pas comme une opération destinée à mettre la main sur les réserves convoitées des régimes complémentaires pour pouvoir financer le régime universel qui prendra intégralement à sa charge les dettes des anciens régimes (fonction publique d’État, SNCF, RATP) ;

Dans ces conditions, le pilotage du futur régime est un point crucial, tout comme l’inscription dans le marbre de la « règle d’or », selon laquelle la valeur du point ne saurait être revue à la baisse. 

La réforme du système de retraite ne doit pas avoir pour conséquence de remettre en cause les dispositifs de solidarité existants et de niveler les droits par le bas. 

Sans des garanties claires destinées à préserver le caractère redistributif et solidaire de notre système par répartition, les gaullistes de l’Union du Peuple Français ne peuvent donc que s’opposer à toute réforme qui, à terme, se révélerait inégalitaire, et appellent leurs sympathisants à manifester demain 5 décembre.

Mis à jour ( Jeudi, 05 Décembre 2019 18:27 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 25 novembre au 1er décembre 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 27 Novembre 2019 08:20

Samedi 30 novembre 2019 : 

Londres a encore été endeuillée hier à la suite d'une attaque au couteau qui a fait deux morts et trois blessés.

Des passants du London Bridge ont risqué leur propre vie pour désarmer l'assaillant alors qu'ils ne savaient pas à ce moment-là que la charge explosive qu'il portait était factice.

Sans leur courage, le bilan aurait pu être plus lourd.

Ils sont la preuve vivante que nous pouvons encore, dans la société profondément individualiste au sein de laquelle nous évoluons, prendre notre destin en main si nous sommes unis pour défendre nos valeurs.

Cette attaque rappelle évidemment celle de juin 2017 quand, après avoir foncé sur la foule massée sur le London Bridge, les terroristes s'étaient rendus à Borough Market poignardant au hasard dans la rue et les pubs (lire billet UPF, 4/6/17).

L'Angleterre, tout comme la France, reste une cible à abattre.

Combien sont-ils à être de vraies bombes à retardement en puissance dans nos sociétés occidentales ?

Quand ils ont déjà été arrêtés et condamnés - comme en l'espèce s'agissant de cet individu qui était connu des autorités, pour avoir été condamné en 2012 pour des infractions terroristes - il devient de la responsabilité des pouvoirs publics de les surveiller efficacement et de les empêcher de nuire à nouveau.

Aucun aménagement de peine ne devrait être accepté en cette matière et le suivi des terroristes déjà condamnés ne pas être un vain mot.

Les mesures classiques (type bracelet électronique) ne sont pas adaptées à ce domaine et doivent être renforcées, sous le contrôle du juge, pour que nous n'ayons pas à pleurer des morts inutiles.

 

Mercredi 27 novembre 2019 : 

Treize militaires français de l'opération Barkhane ont été tués lundi soir dans la collision entre deux hélicoptères lors d'une "opération de combat" contre des djihadistes au Mali.

Cet accident est la perte la plus lourde pour l’armée française sur un théâtre d’opérations depuis l’attentat contre l’immeuble du "Drakkar" à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.

L’émotion de la Nation est considérable. Car, au-delà des familles et de leurs compagnons d’armes, c’est la France toute entière qui porte le deuil de ses fils tombés au combat.

L’heure n’est pas aux indécentes polémiques - n’en déplaise aux insoumis de Jean-Luc Mélenchon qui posent la question d'un retrait des troupes - ou à la remise en cause de notre politique au Sahel.

Les gaullistes avaient d’ailleurs soutenu l’intervention au Mali en 2013 (lire communiqué UPF, 12/01/13).

Non seulement nos militaires ne sont pas morts pour rien mais abandonner ces pays à leur sort représenterait un risque pour nos intérêts, et cela laisserait le champ libre aux groupes armés terroristes.

Pour autant, on ne peut que constater :

- la complexité géopolitique du territoire, comme le flou des objectifs de l’opération qui handicape ses perspectives d'avenir ;

- l’extension des zones touchées par le terrorisme malgré la présence militaire française ;

-  le sentiment antifrançais qui se développe au Mali comme au Burkina Faso ;

- l'inexpérience des armées de ces pays qui ne sont pas prêtes à remplacer l’armée française.

Aussi, si l'opération Barkhane est nécessaire, l'état-major français devra l'adapter, sans oublier que la seule solution viable dans la région est politique.

Elle passe notamment par le développement durable ; par la création d’infrastructures ; par la promotion de l’économie et par le développement humain pour lutter contre la pauvreté dans ces pays abonnés aux dernières places du classement des pays qui produisent le moins de richesses par habitant ou suivant l’indice de développement humain.

L'avenir de ces pays sera africain ou ne sera pas…

Mis à jour ( Mercredi, 04 Décembre 2019 09:39 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 18 au 24 novembre 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 21 Novembre 2019 09:32

Samedi 23 novembre 2019 : 

A l'appel du collectif #NousToutes, des milliers de femmes sont attendues pour défiler à Paris et en région contre les violences sexistes et sexuelles.

Que les femmes descendent dans la rue un samedi après-midi n'a rien d'anodin.

C'est, tout à la fois, le révélateur d'une libération de la parole qui dépasse un simple combat de femmes mais aussi l'expression d'un immense ras le bol face au compteur des féminicides (137 depuis janvier) qui ne s'arrête pas de tourner.

A deux jours de la conclusion du Grenelle des violences conjugales (lire réflexions gaullistes CC, 3/9), la pression est forte sur le gouvernement et les attentes sont grandes.

Tous les acteurs mobilisés par cette cause réclament des outils plus performants pour protéger les femmes et les enfants victimes de violences.

D'autant que les "mesures d'urgence", annoncées en grande pompe à l'ouverture du Grenelle par Édouard Philippe, sont pour la plupart encore au stade de projet. 

Si certaines ont été mises en place - car rapides et peu coûteuses - comme la grille d’évaluation du danger pour un meilleur accueil des plaignantes dans les gendarmeries et commissariat, d’autres se font toujours attendre comme "la généralisation du dépôt de plainte à l’hôpital" qui n’a pas avancé.

Le combat sera encore long et nous devons le mener tous ensemble, car cette lutte est devenue l’affaire de tous !


Jeudi 21 novembre 2019 : 

Primes pour les personnels ; rallonge budgétaire de 1,5 milliard d'euros sur 3 ans et reprise partielle de la dette... le "plan d'urgence" pour l'hôpital public annoncé hier par le Premier Ministre - qui fait suite aux deux plans présentés par Agnès Buzyn en juin et septembre - a laissé dubitatifs les professionnels de santé.

Trop peu, trop tard.

Notre système de santé à bout de souffle ne sera pas sauvé par cette perfusion destinée à enrayer la contagion sociale à deux semaines d’une mobilisation sans précédent contre la réforme des retraites.

Que personne ne s'y trompe : la dette des hôpitaux ne concerne pas les soignants ; la hausse de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) se traduira malgré tout par des moyens en moins (600 millions d’euros d’économies pour les hôpitaux environ) compte tenu de la dynamique naturelle des dépenses de santé en France supérieure à 4% ; enfin, la prime annuelle de 800 euros net pour 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant en région parisienne et gagnant moins de 1 900 euros mensuels est une aumône.

Quant à l'amélioration des conditions de travail ; les embauches ou les réouvertures de lits... ces revendications au cœur de la manifestation nationale de jeudi dernier sont les grandes absentes de la réponse gouvernementale.

On voudrait accréditer les rumeurs de démantèlement de l’hôpital public au profit du privé que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Le gouvernement sous-estime la crise - alors que certains services d'urgence sont en grève depuis 9 mois - et fait des annonces sans prendre la peine d'entamer des négociations.

Le compte n'y est pas.

Il faudra envisager autre chose que ces quelques mesures pour faire retomber la fièvre !

Mis à jour ( Lundi, 25 Novembre 2019 10:11 )
 

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