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Les réflexions gaullistes de la semaine du 17 au 23 juin 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail

Samedi 22 juin 2019 :

Le Parisien - Aujourd'hui en France a écrit:
Crise Etats-Unis/Iran : les risques d'une surenchère

Philippe Martinat
Article paru dans l'édition du 22.06.19

 

L'escalade des tensions dans le Golfe Persique entre les États-Unis et l'Iran ravive les craintes qu'une étincelle ne mette le feu aux poudres.


Et cela a bien failli être le cas hier.

En effet, après avoir laissé entendre la possibilité d’une réponse militaire en riposte à la destruction d'un drone américain de surveillance abattu par Téhéran jeudi, Donald Trump s’est finalement ravisé.

Cette façon de souffler le chaud et le froid est à son image : provocateur, agressif et insaisissable mais, au final, ses rodomontades n'ont pour seul but que de négocier en position de force et de faire céder l'adversaire en premier.

Il a déjà agi de la sorte avec la Corée du Nord et reproduit invariablement ce schéma qui atteint ses limites.

Le pari de Trump est clair : forcer les Iraniens à signer un accord sur le nucléaire qui lui convienne davantage que celui de 2015, dont il s'est retiré en 2018 sans plan B en rétablissant de lourdes sanctions économiques.

Intoxications, manipulations, provocations : les néoconservateurs ne reculeront devant rien pour affaiblir l'Iran de Rohani, qui tente de se réinventer en puissance régionale, ce qui inquiète Israël et l'Arabie Saoudite, alliés fidèles des États-Unis.

Mais le régime des Mollahs n'est pas prêt à s'en laisser conter et il y a des bras de fer qu’il vaut mieux ne pas engager quand on n’est pas certain d’en maîtriser les dommages collatéraux.

La guerre n'est recherchée par aucune des deux parties mais aucune ne veut perdre la face et dans cette région tout départ de feu devient vite incontrôlable.

La diplomatie est un art qu’il faut manier avec habileté pour parvenir à ses fins ! Pas sûr que Trump ait la moindre idée de ce que cela signifie...


Jeudi 20 juin 2019 :

N'en déplaise aux journalistes qui, depuis hier soir, font dans la surenchère en affirmant, notamment, qu'il s'agit d'une première sous la Ve République, le renvoi de Nicolas Sarkozy devant le Tribunal Correctionnel pour corruption et trafic d’influence ne marquera pas un précédent. 

Auraient-ils déjà oublié que Jacques Chirac a été jugé en décembre 2011 devant le Tribunal Correctionnel de Paris et condamné à 2 ans d'emprisonnement avec sursis pour des faits de détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris ?

L’affaire impliquant Nicolas Sarkozy (on lui reproche d’avoir tenté d’obtenir des informations à propos de l’affaire Bettencourt de la part d’un magistrat de la Cour de cassation, en échange d’une promesse d’obtenir un poste doré à Monacotrouve, quant à elle, son origine dans les interceptions de conversations téléphoniques de l’ancien chef de l’État avec son avocat, diligentées dans le cadre d’une autre enquête, celle sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.

Il existe donc un vrai débat sur la licéité de la preuve et sur l'étendue du secret professionnel de l'avocat. Comment accepter de voir cette garantie fondamentale de tout citoyen bafouée au prétexte que cela permettrait de condamner un ancien président de la République !

Bien que validées par la Cour de cassation en mars 2016, ces écoutes, socle de l’accusation, seront au cœur du procès.

Sur le plan politique, ce calendrier judiciaire n'est pas une bonne nouvelle pour les partisans de l'ancien président qui, s'il est retiré de la vie politique depuis sa défaite à la primaire fin 2016, reste la figure tutélaire d'une droite en mal de leaders à qui se raccrocher...

Mais il est beaucoup plus confortable de tirer les ficelles que de mettre les mains dans le cambouis, surtout quand elles sont déjà prises dans la nasse judiciaire !


Mercredi 19 juin 2019 : 

Après avoir durci les sanctions en début d'année (lire réflexions gaullistes CC, 3/1), le gouvernement s'est attaqué, hier, aux règles d'indemnisation des chômeurs.

Naturellement, les syndicats ont aussitôt fait part de leur mécontentement. Mais ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Suite à l’échec des négociations entre patronat et syndicats en février dernier, l’État a repris la main et il était écrit qu'en redéfinissant seul les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi, il n'irait pas avec le dos de la cuillère...

Le couperet est tombé, sans appel : la justice sociale est la grande oubliée d’une réforme qui est violente, notamment pour les plus précaires.

En effet, elle durcit considérablement les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi - pour laquelle ils se sont pourtant assurés quand ils travaillaient et qui constituent des droits acquis - à qui on va faire assumer le remboursement de la dette de l’Unédic.

A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois (au lieu de quatre mois sur 28) pour accéder à l’assurance chômage et les cadres verront leur indemnisation réduite de 30 % à partir du septième mois.

… ou comment faire le procès déguisé des salariés qui seraient forcément responsables de leur situation et refuseraient l’emploi !

Et s’il existait un seul motif de satisfaction dans l’échec de la négociation des partenaires sociaux, c’était la mise en place annoncée d’un véritable bonus-malus sur les contrats courts. Or, celui-ci est réduit à la portion congrue et ne concernera que 7 secteurs d’activité (hôtellerie-restauration, fabrication de denrées alimentaires…).

Le gouvernement mise sur l’atomisation de la vie politique et l’affaiblissement du syndicalisme pour arriver à imposer sa réforme… et le pire, c’est que ce pari risque d’être gagnant !

Mais au final, l’emploi sera-t-il au rendez-vous ?

 

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