Nous sommes le Vendredi, 18 Oct 2019
Vous etes ici :     Home Point(s) de vue Les réflexions gaullistes de la semaine du 1er au 7 juillet 2019 par Christophe CHASTANET
Les réflexions gaullistes de la semaine du 1er au 7 juillet 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail

Samedi 6 juillet 2019 :

Les 743 000 candidats au baccalauréat ont découvert, hier, leurs résultats, provisoires pour certains.

Des résultats qui alimentent déjà la suspicion...

En passant en force, Jean-Michel Blanquer a court-circuité les jurys d'examen et s'est aliéné les professeurs, au-delà des grévistes, les obligeant à bricoler des notes.

Sans compter que l'inégalité de traitement est la porte ouverte aux recours devant le tribunal administratif.

Décidément, cette session 2019 du baccalauréat aura été maudite (lire réflexions gaullistes CC, 4 et 5/7). Et il faudra en tirer les leçons.

A une semaine des vacances, enseignants et ministère n'ont jamais été autant à couteaux-tirés.

Or, ce qui compte aujourd'hui c'est la gestion de la sortie de crise. Il faut retrouver le chemin du dialogue. À défaut, la saga de l'été pourrait rebondir plus vite que prévu et la rentrée de septembre risque d'être explosive !


Vendredi 5 juillet 2019 :

Hier soir seuls « 700 correcteurs » grévistes sur les 175.000 mobilisés pour l’examen retenaient encore « autour de 30.000 copies » sur les 4 millions à évaluer, a assuré Jean-Michel Blanquer.

Il n'empêche, cette fronde inédite (lire réflexions gaullistes CC, 4/7marquera l'histoire du baccalauréat dont les épreuves n'auront jamais été aussi perturbées que lors de cette édition 2019.

L'attitude du ministre y est pour beaucoup. Rigide, il a sous-estimé les critiques et les oppositions face à sa réforme du lycée et a entrainé la radicalisation de ceux qu'il considère comme marginaux.

Or, si le bras de fer ne concerne plus qu'un petit nombre de copies, il a tout de même fini par désorganiser les jurys de délibération dans plusieurs académies.

Cette insubordination ne risque pas de redorer le blason des professeurs mais aujourd'hui, sans coup d'éclat, toutes les contestations sont inaudibles et les oppositions mises sous le boisseau.

En attendant, ce sont de nombreux candidats qui se sentent pris entre deux feux et craignent de recevoir des résultats «faussés». Ils pâtissent d'une situation dont ils ne sont pas à l'origine. Entre cette grève et le système d’orientation post-Bac, via Parcoursup - dont les défauts sont patents et qui renforce les inégalités sociales - la coupe est pleine !

Dira-t-on de ce cru, comme celui de 1968, qu’il a été obtenu au rabais ? 

Bac écorné, élèves sacrifiés…


Jeudi 4 juillet 2019 :

Le blocage est inédit : après s'être mis en grève de surveillance de l'épreuve de philosophie, des professeurs refusent de rendre les copies ou de saisir les notes des candidats au baccalauréat pour exprimer leur inquiétude sur la réforme du lycée.

Environ 100 000 copies (sur 4 millions) seraient concernées.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a beau assurer les résultats pour vendredi (quitte à dévoyer l’examen en remplaçant les notes par la moyenne du contrôle continu de l’année), la situation est critique.

Il faut comprendre que c'est leur seul moyen de pression face à un ministre arc-bouté sur sa réforme qui n’offre aucune visibilité sur le contenu des matières et les débouchés des nouvelles spécialités (lire billet UPF, 31/3).

Mais c'est aussi une prise en otage des bacheliers qui en subissent les conséquences alors qu'ils ont préparé leur année avec leurs professeurs pour atteindre cet objectif et qu'ils vont, notamment, être pénalisés s'agissant de leur inscription dans l’enseignement supérieur... il y a donc là un vrai paradoxe !

Une chose est sûre : si la réforme du lycée ne posait aucun problème, les professeurs n'auraient pas eu besoin d'en arriver à ces extrémités pour se faire entendre.

Le baccalauréat est une institution qui doit rester nationale et ne pas se transformer en un vulgaire examen "local", "à la carte", dont la valeur dépendra du lycée dans lequel le jeune aura effectué sa scolarité !


Mercredi 3 juillet 2019 : 

Tout ça pour ça...

On savait que le consensus ne serait pas chose facile (lire billet UPF, 28/5). Mais de là à déboucher sur une telle pantalonnade...

Il aura donc fallu 48 heures de marchandages pour en arriver à nommer une allemande, Ursula von der Leyen - favorable à l'Europe de la défense - à la tête de la Commission européenne et Christine Lagarde à la BCE !

Quelles trouvailles de génie !

L'accord intervenu hier sur ces nominations douche les espoirs de ceux qui espéraient encore un changement social et écologique et prouve, s'il en était besoin, que les institutions européennes sont vérolées et irréformables.

Ces personnalités, choisies par des dirigeants européens aveugles et sourds au grondement des peuples, sont des européistes patentés qui s'inscrivent parfaitement dans la politique de sabotage libéral des institutions actuelles de l’Union européenne.

Alors que beaucoup n'hésitent pas à parler de deal gagnant-gagnant, sans pouvoir expliquer en quoi la France et ses intérêts sortent grandis ou avantagés dans de tels choix, cette séquence va laisser des traces tant les débats ont été rudes.

Il s'agit plutôt d'une défaite pour l'Europe et la démocratie. Une de plus.

 

Sondage

Pensez-vous que dans les semaines qui viennent, le mouvement des « Gilets jaunes » va... ?
 

Sur Facebook

Joomla Templates and Joomla Extensions by JoomlaVision.Com