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Les réflexions gaullistes de la semaine du 18 au 24 novembre 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail

Samedi 23 novembre 2019 : 

A l'appel du collectif #NousToutes, des milliers de femmes sont attendues pour défiler à Paris et en région contre les violences sexistes et sexuelles.

Que les femmes descendent dans la rue un samedi après-midi n'a rien d'anodin.

C'est, tout à la fois, le révélateur d'une libération de la parole qui dépasse un simple combat de femmes mais aussi l'expression d'un immense ras le bol face au compteur des féminicides (137 depuis janvier) qui ne s'arrête pas de tourner.

A deux jours de la conclusion du Grenelle des violences conjugales (lire réflexions gaullistes CC, 3/9), la pression est forte sur le gouvernement et les attentes sont grandes.

Tous les acteurs mobilisés par cette cause réclament des outils plus performants pour protéger les femmes et les enfants victimes de violences.

D'autant que les "mesures d'urgence", annoncées en grande pompe à l'ouverture du Grenelle par Édouard Philippe, sont pour la plupart encore au stade de projet. 

Si certaines ont été mises en place - car rapides et peu coûteuses - comme la grille d’évaluation du danger pour un meilleur accueil des plaignantes dans les gendarmeries et commissariat, d’autres se font toujours attendre comme "la généralisation du dépôt de plainte à l’hôpital" qui n’a pas avancé.

Le combat sera encore long et nous devons le mener tous ensemble, car cette lutte est devenue l’affaire de tous !


Jeudi 21 novembre 2019 : 

Primes pour les personnels ; rallonge budgétaire de 1,5 milliard d'euros sur 3 ans et reprise partielle de la dette... le "plan d'urgence" pour l'hôpital public annoncé hier par le Premier Ministre - qui fait suite aux deux plans présentés par Agnès Buzyn en juin et septembre - a laissé dubitatifs les professionnels de santé.

Trop peu, trop tard.

Notre système de santé à bout de souffle ne sera pas sauvé par cette perfusion destinée à enrayer la contagion sociale à deux semaines d’une mobilisation sans précédent contre la réforme des retraites.

Que personne ne s'y trompe : la dette des hôpitaux ne concerne pas les soignants ; la hausse de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) se traduira malgré tout par des moyens en moins (600 millions d’euros d’économies pour les hôpitaux environ) compte tenu de la dynamique naturelle des dépenses de santé en France supérieure à 4% ; enfin, la prime annuelle de 800 euros net pour 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant en région parisienne et gagnant moins de 1 900 euros mensuels est une aumône.

Quant à l'amélioration des conditions de travail ; les embauches ou les réouvertures de lits... ces revendications au cœur de la manifestation nationale de jeudi dernier sont les grandes absentes de la réponse gouvernementale.

On voudrait accréditer les rumeurs de démantèlement de l’hôpital public au profit du privé que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Le gouvernement sous-estime la crise - alors que certains services d'urgence sont en grève depuis 9 mois - et fait des annonces sans prendre la peine d'entamer des négociations.

Le compte n'y est pas.

Il faudra envisager autre chose que ces quelques mesures pour faire retomber la fièvre !

 

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