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Les réflexions gaullistes de la semaine du 15 au 21 juin 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail

Mardi 16 juin 2020 : 

Alors, école ou pas école le 22 juin ?

L'allègement du protocole sanitaire était un préalable obligatoire pour espérer répondre positivement à cette question qui se pose depuis l'intervention d'Emmanuel Macron dimanche soir (lire réflexions gaullistes CC, 15/06).

Ce carcan sanitaire et administratif a empêché d'accueillir les élèves selon les règles de présence normale : en effet, il ne permettait d’accueillir que 15 élèves maximum par classe en primaire quand certains collégiens n'ont, eux, tout simplement pas remis les pieds dans leur établissement depuis plus de 3 mois... une éternité !

Le ministre Blanquer l'a bien compris en affirmant, hier matin au micro d'Europe 1, qu'il faudrait désormais respecter une distance d'"un mètre latéral entre chaque élève", et non plus de 4m² par élève... 

Ou quand l'on va bientôt sortir le mètre et transformer les établissements scolaires en écoles d'architecture !

Ce qui est certain c'est qu'au lieu d'une vaine polémique sur l'absentéisme des professeurs, il aurait été préférable d'anticiper l'annonce du président de la République... car, une fois de plus, les enseignants sont mis devant le fait accompli !

Ils ont d'ailleurs été les grands oubliés des remerciements présidentiels alors qu'ils n'ont pourtant pas démérité durant le confinement en conservant vaille que vaille les liens avec leurs élèves et, après le 11 mai, lors de la réouverture partielle des classes.

L’école républicaine est un creuset irremplaçable mais, au-delà, quel est l’intérêt pédagogique de faire revenir les élèves pour deux semaines ? l'aspect symbolique de cette mesure risque de se heurter à la réalité du terrain et à la période. Et qui va venir oser sanctionner un élève absent en fin d'année scolaire alors qu'il n'y aura pas d'enseignement au sens propre du terme ?

On voudrait anticiper la rentrée de septembre avec quelques repères sanitaires, le cas échéant, que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Il suffisait de le dire clairement !


Lundi 15 juin 2020 :

 

 

Reprendre la main et relancer son quinquennat à moins de deux ans de l'échéance présidentielle, tel était l'objectif d'Emmanuel Macron en s'adressant aux Français pour la quatrième fois depuis le début de la crise du coronavirus.

Sauf que lorsque l'on parle pour ne rien dire - si ce n'est pour annoncer un retour en classe pour tous le 22 juin (alors qu'il ne restera plus que deux semaines avant les vacances scolaires) - il ne faut pas s'étonner que ce discours présidentiel sonne creux.

Hier soir, ce n'était pas le moment de s'amuser à monologuer à tort et à travers ou de s'autocongratuler... mais, manifestement, le chef de l'État ne sait faire que ça et se croit toujours à Sciences Po !

Au final, il ne restera rien de cette intervention télévisée où il s'est contenté de resservir les vieilles recettes éculées de la souveraineté européenne et de renvoyer au mois de juillet pour les annonces sur une nouvelle étape de la décentralisation ou sur l'économie dont il est déjà acquis qu'il faudra travailler plus pour produire plus...

Loin de se réinventer comme il l'avait promis, le président de la République trace le "nouveau chemin" sur les pas de l'ancien... le monde de demain en préservant ce qui a été entrepris depuis 2017, quelle gageure !

Enfin, on retiendra incidemment sur l'actualité du moment que "la reconnaissance de la Nation" est une formule bien mièvre pour soutenir les forces de l'ordre, tant elle va de soi ... 

Tout comme son engagement "face au racisme, à l'antisémitisme et aux discriminations" est une phrase creuse qui s'apparente à une lapalissade !

Pas sûr que cela suffise à apaiser la tension de part et d'autre...

C'est peut-être la conclusion à retenir de cette allocution solennelle : il faudra bien plus que des incantations pour changer de cap et réconcilier la Nation !

À défaut de renverser la table, Emmanuel Macron va donc rouvrir les cafés et restaurants en Île-de-France... il faudra s'en contenter !

 

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