Les réflexions gaullistes de la semaine du 12 au 18 octobre 2020 par Christophe CHASTANET Imprimer

Jeudi 15 octobre 2020 :  

 

Alors que la France connaît une recrudescence des cas de Covid-19, la prise de parole d'Emmanuel Macron était attendue pour clarifier les choses, à défaut d'apaiser les tensions.

Son choix s'est porté sur une interview - raccourcie pour cause de match de football - plutôt qu'une allocution solennelle... ou comment trouver le meilleur format pour faire passer la pilule aux Français !

Pas sûr que le président de la République y soit parvenu. Loin de là !

Un couvre-feu sera donc instauré de 21h à 6h du matin dès samedi (et pendant au moins 4 semaines) à Paris et dans huit métropoles. Son non-respect sera passible d'une amende de 135 euros. Ainsi, tous les cinémas, théâtres et restaurants devront fermer chaque soir.

De plus, si aucune limitation de déplacement entre les régions n'a été décrétée, l'état d'urgence sanitaire sera rétabli sur l'ensemble du territoire.

Qui aurait pu penser il y a encore quelques mois que nous allions vivre sous un régime d'exception qui n'avait plus cours depuis l'occupation allemande !

Et pour quelle efficacité ? les interactions sociales durant la journée seraient-elles supprimées sur les lieux de travail et les moyens de transport ? qui peut croire que le virus ne se propagerait que lors des "moments de convivialité" ? il serait temps d'arrêter de se mentir et de se voiler la face ! 

Soit on confine (comme en Espagne, Australie ou Israël) mais nos gouvernants ne veulent pas prendre ce risque pour l'économie ; soit on vit avec la pandémie en prenant le maximum de précautions (largement intégrées maintenant) et on arrête de paniquer au moindre cas supplémentaire !

Vouloir tout gagner revient souvent à tout perdre. Et à trop ménager la chèvre et le chou, le chef de l’Etat ne récoltera ni décrue de la circulation du virus et de la contamination des Francais ; ni relance économique pérenne compte tenu des sacrifices qui vont encore être demandés !

Quant à la sacro-sainte solidarité, elle a ses limites : on ne peut pas demander aux Français de ne pas se regrouper à "plus de 6" et attendre d'eux, suivant le fameux (fumeux) concept du en même temps, qu'ils fassent nation en etant "collectifs et unis" car "nous avons besoin les uns des autres" !

Au final, ces nouvelles restrictions ne servent simplement qu'à demander au bon peuple d'être bien docile, ce qui pourrait se résumer ainsi : travaille, rentre chez toi et tais-toi !

C'est à se demander jusqu'où et jusqu'à quand va-t-on jouer avec les nerfs des Français ?