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Second Tour Régionales 2021 : abstention persistante, les sortants réélus, aucune région pour le RN PDF Imprimer E-mail

Communiqué du Bureau National de l'UPF du 28 juin 2021


 

Réaction officielle du Bureau National de l'Union du Peuple Français, au lendemain du Second Tour des Elections Régionales et Départementales :

 
 

En s'abstenant à 65 % - un record pour un second tour d'une élection nationale - les Français ont entendu confirmer leur désintérêt et/ou leur désaveu de l'offre politique, qu'ils avaient laissé entrevoir dimanche dernier lors du premier tour des élections régionales et départementales. 

Le sursaut attendu n'aura pas eu lieu. 

Ni la dramatisation des enjeux (notamment en PACA), ni la fusion supposée gagnante des listes, n'ont changé la donne : plus de 6 Français sur 10 ne reconnaissent pas les représentants choisis par une minorité ! 

Cela s'explique autant par l'absence de lisibilité politique entre toutes les listes (alors que, dans beaucoup de régions, le résultat final ne laissait guère place au doute) que par le rejet massif de la construction régionale de 2015 qui n'a pas associé les habitants des régions concernées. 

Dans ce champ de ruines démocratique, les sortants ont tiré leur épingle du jeu, comme dimanche dernier, en étant tous réélus avec des scores allant de 29% à 58% : on prend donc les mêmes et on recommence... un vrai paradoxe ! 

La recomposition de la vie politique s'est arrêtée aux portes des territoires. 

Pour les écologistes et l'extrême-droite, le pari de se servir de ces élections comme d'un tremplin pour l'an prochain est raté : il n'y aura ni vague verte, ni vague brune. Quant à la majorité présidentielle, sans ancrage territorial, elle ne pèse rien. C'est une douche froide générale, même si ces forces politiques ne sont pas éliminées pour 2022, l'abstention massive empêchant de se projeter et limitant les interprétations nationales. 

Et ce qui vaut pour les uns, vaut aussi pour les autres : le succès de la droite (qui conserve ses 7 régions) est à tempérer. Surtout que les exemples sont légions de ceux qui ont voulu faire de leur région un laboratoire des solutions qu'ils préconisent pour la France... avec le succès que l'on sait (Ségolène Royal et le Poitou-Charentes). 

Alors, si la campagne présidentielle commence dès aujourd'hui dans l'esprit de certains, comme s'ils étaient pressés de tourner la page et d'enjamber ces élections - ce qui était aussi le souhait du président Macron - les candidats putatifs à l'élection présidentielle et les commentateurs politiques feraient bien de ne pas oublier le message des Français. 

On a assisté avec ce scrutin intermédiaire au parachèvement de la déconnexion entre les électeurs et la classe politique. Renouer ce lien qui est rompu sera le principal enjeu des prochains mois. Et certainement pas de savoir qui est le mieux placé pour briguer la succession d'Emmanuel Macron. 

La vie démocratique ne parle plus à la grande majorité. 

Aussi, au-delà du changement du mode de scrutin des régionales, c'est donc bien aux outils pour améliorer la représentation des citoyens qu'il convient de réfléchir. 

Avant de penser à leur destin national et de s'imaginer à l'Élysée en mai prochain, chaque responsable politique devrait plutôt se retrouver face à lui-même et faire son examen de conscience pendant le temps qu'il reste avant la présidentielle ! 

Ce travail de prospective est indispensable. C'est à cette condition, et à cette condition seulement, que le grand rendez-vous démocratique de 2022 pourra le demeurer.

 

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