Mouvement gaulliste et républicain

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Remonter le temps

Les réflexions gaullistes des semaines du 6 au 19 janvier 2025 par Christophe CHASTANET

Jeudi 16 janvier 2025 :

Israël et le Hamas sont parvenus à trouver, hier, par l’intermédiaire du Qatar et des Etats-Unis, un accord de cessez-le-feu après 15 mois de guerre qui a fait des milliers de morts.

Il impliquerait un cessez-le-feu entier et total ; le retrait des forces israéliennes de toutes les zones peuplées de Gaza et la libération de 33 des 98 otages encore détenus par le Hamas.

Jusqu’au bout des négociations, Israël n’aura pourtant pas arrêté ses frappes meurtrières contre les positions ennemies et 27 personnes sont encore mortes mercredi.

Mais l’humanitaire semblerait enfin prendre le pas sur le militaire.

Après, toute la question est de savoir si cet accord tiendra bon. La précédente trêve, décrétée en novembre 2023, n’avait duré qu’une dizaine de jours avant que les combats ne reprennent…

En outre, s’il met fin au conflit armé, le cessez-le-feu laisse malgré tout en suspens l’avenir politique de Gaza, dont il ne reste plus rien ou presque.

L’ONU a d’ailleurs estimé que la reconstruction du territoire prendrait jusqu’à 15 ans et coûterait plus de 50 milliards d’euros…

Or, sans préparation de l’avenir, tout est à craindre jusqu’au pire, à savoir une résurgence du Hamas ou une réoccupation israélienne de l’enclave.

En tout état de cause, s’il n’est que de 42 jours dans un premier temps, cet accord est clairement un premier succès diplomatique pour Donald Trump qui va retrouver la Maison Blanche, lundi.

Il faut reconnaitre que les pressions exercées ainsi que ses menaces – au cas où les négociations menées au Qatar capoteraient – ont abouti là où, depuis des mois, les discussions avaient débouché sur une impasse.

L’administration Biden avait présenté quasiment le même accord en mai 2024… depuis, de l’eau et du sang ont coulé sous les ponts.

En forçant ouvertement la main de ses interlocuteurs, Trump prouve – à tort ou à raison – que sa méthode peu orthodoxe fonctionne dans le cadre de l’évolution du contexte international.

Ces changements imposent une approche nouvelle des relations internationales que la France n’est toujours pas prête à mettre en œuvre.

En attendant, il faudra aussi tirer les enseignements de ces quinze mois en enfer pour comprendre comment a-t-on pu fermer les yeux sur la destruction méthodique d’un peuple et d’un territoire, sous couvert d’une riposte armée qui n’avait plus rien de proportionnée.

Israël a perdu son âme par sa brutalité aveugle alors que, comme l’écrivait Simon Wiesenthal – le plus célèbre chasseur de nazis – qui en a fait un livre, « Justice n’est pas vengeance. »

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