Réaction officielle du Bureau National de l’Union du Peuple Français au lendemain des attaques contre l’Iran et la mort d’Ali Khamenei :
Cela fait plus de 30 ans qu’Israël cherche à convaincre une administration américaine qui serait assez inconsciente du danger – pour la région et le monde – de décapiter le régime des mollahs iraniens.
En Donald Trump, Benjamin Netanyahu a enfin trouvé son homme.
Après une première série de frappes en 2025 sur Téhéran, au motif de l’avancée du programme nucléaire, cette fois-ci, ce n’est ni plus ni moins que le guide suprême, en la personne de l’ayatollah Khamenei, qui a été visé par l’opération « Furie épique ».
Sa mort, confirmée hier soir, ne résout pourtant rien.
Certes, on ne va pas pleurer ce vieillard qui méprisait son peuple et sacrifiait la jeunesse de son pays avec l’aide des Pasdarans.
Mais, avec le temps, Khamenei était surtout devenu un visage et un symbole : celui de la République islamique depuis plus de trois décennies ; de l’ambiguïté nucléaire ; des missiles et de la répression.
A 86 ans, il avait déjà quasiment transferé tous ses pouvoirs après la guerre des 12 jours en 2025.
De plus, il gagne, avec cette liquidation, le statut de martyr, ce que ne manqueront pas d’instrumentaliser ses successeurs.
Car rien n’indique que le régime compte abdiquer aussi facilement et va s’effondrer comme un château de cartes.
Preuve il en est, les multiples attaques contre tous les pays du Golfe dans la journée d’hier, alors-même que le pouvoir n’ignorait rien de la perte de son chef.
L’élimination de Khamenei vise, a minima, à provoquer un choc au sein du régime afin de contraindre son successeur à faire des concessions que le guide ne voulait pas faire. Cette stratégie qui avait partiellement fonctionné avec le Hezbollah est-elle transposable en Iran qui s’appuie sur un appareil d’Etat beaucoup plus structuré ?
Se féliciter de la mort d’un tyran est chose facile ; réfléchir à l’après l’est beaucoup moins !
Exulter sur l’instant ne doit pas rendre aveugle et faire oublier les leçons. L’Irak ; la Libye ou la Syrie n’ont donc rien appris à l’Occident ?
Ces attaques risquent de produire plusieurs effets politiques majeurs :
•consolidation des alliances anti-américaines ;
•radicalisation des positions régionales ;
•fragilisation des États déjà instables ;
•internationalisation du conflit via l’implication indirecte d’autres puissances.
La question n’est donc pas uniquement militaire ; elle est stratégique.
Nous nous retrouvons maintenant avec un trouble régional d’envergure qu’il va falloir gérer d’urgence (les autres pays arabes, même s’ils n’appreciaient guère l’Iran, s’en accomodaient tant bien que mal du moment que les échanges dans le détroit d’Ormuz se faisaient) pour éviter toute escalade qui pourrait embraser tout le Moyen-Orient.
Et tout cela va conduire à quoi si, finalement, le peuple iranien n’en bénéficie pas au bout du compte ?
Combien de temps faudra-t-il encore continuer à subir les effets de décisions inconsiderées prises par des enfants gâtés à l’ego surdimensionné, manipulés par de puissants lobbies (notamment militaro-industriel) ?
En attendant, c’est… la Chine qui dénonce « une violation grave de la souveraineté et de la sécurité de l’Iran, un piétinement des objectifs et principes de la Charte des Nations unies et des normes fondamentales des relations internationales » !
Le renversement des valeurs est total en ce début d’année 2026 !