Vendredi 20 février 2026 :
Les inondations en cours, d’une ampleur exceptionnelle, vont entraîner des milliers de sinistrés et des dégâts considérables, notamment dans le Sud-Ouest et l’Ouest du pays.
Causées par des pluies incessantes depuis plus d’un mois (le record du nombre de jours de pluie consécutifs a été battu avec 36 jours recensés depuis le 14 janvier), aucun retour à la normale n’est prévu avant plusieurs jours malgré le retour du soleil.
Ces épisodes pluvieux ont saturé les sols, qui présentent l’indice d’humidité « le plus élevé » jamais enregistré depuis le début de cet indicateur en 1959.
171 cours d’eau sont sous surveillance et cinq départements de la façade atlantique sont encore en vigilance rouge.
Il est donc encore trop tôt pour anticiper une décrue généralisée.
La question se pose de la répétition de ces événements avec, pour conséquence, les problématiques d’assurabilité.
A ce titre, la carte de l’assurabilité du territoire – initialement annoncée pour mars 2025 – ne sera publiée qu’après les élections municipales, tant cela risque de provoquer des crispations.
Sur le long terme, les experts estiment que la facture cumulée des inondations et des submersions marines atteindra plus de 50 milliards d’euros d’ici 2050.
Peu de candidats aux futures municipales sont enclins à se saisir du problème ; il faut dire que parler artificialisation des sols ; entretien des digues ; maintien de haies agricoles ou révision des PLU pour limiter l’urbanisation de parcelles agricoles, n’est guère porteur électoralement parlant.
C’est pourtant ce que l’on attend de futurs maires concernés par l’avenir de leur territoire et de leur population.
Car, preuve en est ce qui se passe actuellement, l’impréparation du pays est flagrante face à des événements climatiques qui, années après années, seront plus intenses et nous rendent plus vulnérables.
18 millions de Français résident aujourd’hui dans des zones à risque. Ce n’est pas rien !
Si la solidarité nationale doit répondre à l’urgence immédiate face à une vie locale et une activité économique à l’arrêt pour de nombreux agriculteurs et commerçants, le temps de la réflexion et de la projection devra rapidement s’engager.
L’agroforesterie doit être généralisée et soutenue financièrement. Les scénarios hydrologiques et la cartographie des risques doivent changer d’échelle ; l’anticipation et les règles d’urbanisme également…
L’enjeu n’est plus de gérer l’exception mais bien d’adapter nos modèles (villes et habitats notamment) à une incertitude devenue permanente !
Lundi 16 février 2026 :
Depuis l’agression dont un jeune homme de 23 ans a été victime à Lyon jeudi soir, en marge d’une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan, et, encore plus depuis l’annonce de son décès par le Parquet samedi, une avalanche de réactions a saturé l’espace politico-médiatique.
Comme si l’horreur des images filmées par un riverain ne suffisait pas, la concurrence entre les versions des faits fait rage.
Sur fond de récupération éhontée, chaque camp a fourbi ses armes en mettant en cause son adversaire ; Quentin D. n’étant qu’un pretexte pour souffler sur les braises.
Cela en dit long sur le niveau des débats qui ponctueront la future campagne de l’élection présidentielle de 2027.
Même si les circonstances de sa mort restent floues – selon toute vraisemblance suite à un passage à tabac par des militants d’extrême gauche – l’exploitation qui est faite de ce drame, sans attendre les conclusions de l’enquête, prouve que la classe politique ne tire aucune leçon de ses errements.
Car c’est bien le climat politique actuel, sur les réseaux sociaux comme à l’Assemblée, qui favorise la survenance de ce type de tragédie.
L’invective et l’intolérance sont devenues la règle. Comment s’étonner alors que cette violence symbolique puisse dégénérer en lynchage de rue ?
Si, à juste titre, les Insoumis sont montrés du doigt pour avoir recyclé la violence dans le débat national en radicalisant leur discours politique ; en pratiquant l’outrance verbale, de manière systématique ou en tolérant les « antifas », il n’y aurait rien de plus insupportable que d’agir en miroir de la même façon !
L’extrémisme est un danger mortel et les ultras, qu’ils soient de gauche ou de droite, ne sont que des réservoirs de haine qui ne méritent aucune tolérance.
C’est dans les urnes que la radicalité dans laquelle Jean-Luc Mélenchon a enfermé ses troupes devra être sanctionnée. Pas dans la rue ou en taguant des permanences de LFI.
L’avenir de notre pays ne passera pas par une lutte sans merci et quel qu’en soit le prix entre l’idée que l’on se fait du bien ou du mal. Ce mode de pensée binaire prépare des lendemains rétrogrades au lieu de répondre aux défis de notre temps avec assertivité.
Il appartient à chacun d’entre-nous de réagir en responsabilité face à la radicalisation des discours et aux violences partisanes.
Hier, comme aujourd’hui, aucun appel à la haine ou à la vengeance ne saurait être acceptable dans une démocratie comme la nôtre. Mais il est sans doute plus facile de dénoncer l’extrémisme chez les autres que d’éviter d’en faire un outil à son profit…
A quelques jours des élections municipales et quelques mois de la présidentielle, souhaitons que certains fassent preuve d’un peu plus de sagesse et gardent à l’esprit que la violence politique peut tuer !