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Les réflexions gaullistes des semaines du 3 au 16 mai 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 10 Mai 2021 10:46

Lundi 10 mai 2021 :  

10 mai 1981 - 10 mai 2021 : la gauche (ou ce qu'il en reste) se souvient avec nostalgie qu'elle est parvenue au pouvoir grâce à... un homme de droite, François Mitterrand. 

Si cela reste un souvenir indélébile pour plusieurs générations, c’est qu’il offrait ainsi au peuple de gauche la première alternance de l’histoire de la Vème République, qu’il avait tant critiqué par ailleurs.

Ce fut un moment exaltant pour beaucoup, promesses de nouveaux droits et de nouvelles libertés. Tous les rêves étaient alors permis. Avant que la réalité et le tournant de la rigueur ne les balayent…

Narcisse et Machiavel réunis, François Mitterrand a peut-être été "le dernier des grands présidents", selon des propos qui lui sont prêtés, mais, animal politique sans éthique, ni morale, il n’a laissé derrière lui qu’un champ de ruines idéologique. 

D'abandons en reniements, la gauche n'est plus aujourd'hui que l'ombre d'elle-même. 

Et sur le sujet, le magnifique dossier de « Marianne » qui dresse les 40 trahisons de la gauche, paru cette semaine dans le numéro 1260, est une pépite à lire. 

La conclusion est sans appel : la gauche "a rompu avec ses idéaux en considérant assez vite l'austérité comme "incontournable" et en brisant le lien historique avec la classe ouvrière". 

Rien que l'on ne sache déjà depuis longtemps mais qui venant d'un hebdomadaire de gauche constitue un aggiornamento utile et nécessaire. 

La gauche de gouvernement est en panne de sens. 

Non seulement elle a trahi ses électeurs mais elle n'a pas su comprendre les aspirations d'une société qui a évolué. En 40 ans, les opinions et les préoccupations ont changé. Et les inquiétudes (santé ; sécurité) ont progressé. 

Or, incapable de dépasser ses divisions, la gauche ne porte plus d'espérance... 

L’analyse de Samuel Jequier, agrégé de Sciences sociales, il y a quatre jours dans Libérationse passe de commentaires. Il résume tout : "En méprisant la question sociale, en se perdant dans ses querelles internes sur les minorités, la gauche a perdu le vote populaire et ouvert un espace politique à l’extrême droite. C’est particulièrement rageant. Car nous changeons d’époque. La prise de conscience de l’urgence climatique, la pandémie font évoluer les consciences. L’opinion se désaffilie de façon grandissante du libéralisme, de la mondialisation et du capitalisme financier. Elle est en demande de nouvelles politiques pour protéger la planète et lutter contre les inégalités. Jamais la société n’aurait eu aussi besoin de la gauche, jamais la gauche n’en a été aussi tristement absente. Perdue dans ses futilités, percluse par des divisions entretenues, pervertie par les stratégies narcissiques. Le monde libéral brûle, et ils regardent leur nombril. Ils pourraient avoir un boulevard, ils nous emmènent dans l’impasse.

Mais si la gauche n'est pas en capacité de le comprendre, d'autres, comme nous gaullistes, s'en chargeront !

Car la question sociale est consubstantielle au gaullisme. Cela vous surprend ? relisons alors ensemble les propos de Jacques Chaban-Delmas dans l'hebdomadaire Témoignage Chrétien en date du 1er mars 1973 : "il faut mettre l'économie au service de la société, et la société au service de l'Homme (...) Voilà ce que j'appelle le socialisme. Mais si l'on n'appelle pas cela "socialisme", cela m'est complètement égal".

Mis à jour ( Lundi, 10 Mai 2021 11:57 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 26 avril au 2 mai 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Vendredi, 30 Avril 2021 10:46

Vendredi 30 avril 2021 : 

Le Parisien - Aujourd'hui en France a écrit:
Etapes du déconfinement, vaccins, pass sanitaire l'interview d'Emmanuel Macron

Rosalie Lucas
Article paru dans l'édition du 30.04.21

 

Que celui qui a compris quelque chose au déconfinement version 2021, présenté par le président de la République dans un entretien à la presse quotidienne régionale hier, lève la main ! 

4 étapes (pas celles du Tour de France mais presque) seront nécessaires du 3 mai au 30 juin, avec la possibilité de « freins d'urgence » qui ralentiront le TGV France comme un TER en rase campagne. 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? la levée de l'interdiction des déplacements inter-régionaux interviendra le 3 mai ; puis le 19 mai marquera (enfin) la réouverture des commerces, terrasses, musées et cinémas ; ensuite, le 9 juin sera le tour des cafés, restaurants et des enceintes sportives jusqu'à 5 000 personnes ; pour finir, le couvre-feu sera levé le 30 juin. 

Technocratique à souhait, c'est exquis ! Soyez rassurés bonnes gens, la bureaucratie est au pouvoir et veille sur vous : rien de tel que la valse à quatre temps pour donner un horizon (le fameux bout du tunnel), tout en faisant patienter jusqu'à l'été. 

Mais que ne ferait-on pas pour éviter qu'il ne soit tenu pour dit que tout a été ouvert comme en mai 2020, sans progressivité... 

Et surtout, comment joindre l'utile à l'agréable d'annoncer du positif aux Français : en actant le déconfinement, Emmanuel Macron en profite avant tout pour réfuter l'idée qu'il aurait fait un pari avec la santé des Français ; vanter son bilan et préparer sa campagne présidentielle en promettant une "grande concertation" pour l'été. 

Alors bien sûr, il est difficile de faire la fine bouche quand on entrevoit un retour à une vie plus normale mais personne n'est dupe : ni sur « le principe de réalité » qui consiste désormais à laisser les Français respirer, ni sur les ambitions présidentielles pour les mois à venir. 

Après nous avoir projeté cette semaine en 2025 dans les colonnes de l'Opinion, Emmanuel Macron veut prendre date (et les choisir). 

Mais rien ne sert de courir, il faut partir à point. 

D'autant qu'il reste de gros morceaux à faire avaler, tel que le périmètre d'utilisation du "pass sanitaire", qui doit entrer en vigueur dès juin. Or, ce choix sociétal qui contraindra chacun de nous à se faire vacciner pour pouvoir assister aux grands événements (stades, foires, expositions etc.) est une véritable atteinte aux libertés fondamentales qui doit être combattu. 

La liberté ne se négocie pas et ne se divise pas ! 

Aussi, avant de rêver le monde d'après (qui risque de n'être rien d'autre que le monde d'avant, en plus pauvre), encore faudrait-il avoir l'humilité de relever correctement les défis du monde de maintenant !

Mis à jour ( Vendredi, 30 Avril 2021 10:58 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 19 au 25 avril 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 21 Avril 2021 09:58

Dimanche 25 avril 2021 :  

Moins de 48 heures après l'attaque du commissariat de Rambouillet (lire billet UPF, 24/4), le profil de l'assaillant, Jamel G., est passé au crible pour tenter de comprendre comment il s'est radicalisé... 

Il n'avait « pas été détecté » comme étant « porteur de menaces », a déclaré hier le coordonnateur national du renseignement, Laurent Nuñez. 

Indétectable vraiment ? 

La fable du "loup solitaire" qui nous est servie - pour la huitième fois consécutive depuis la tuerie de la préfecture de police de Paris en octobre 2019 - est aussi pratique que dérangeante. 

Depuis quand les sites internet où circulent des vidéos de propagande islamistes et des chants religieux guerriers (les nasheeds) ne sont pas identifiables ? 

Depuis quand les adresses IP ne seraient pas exploitables en matière de terrorisme ? 

Qui osera dire aux deux enfants et à la famille de Stéphanie M. qu'ils doivent mettre en perspective cette consultation avec le nombre de dossiers sensibles traités par les services de renseignement, pour expliquer la raison pour laquelle ce terroriste est passé sous le radar de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ? 

Cela est d'autant moins entendable que le père de ce terroriste a affirmé que son fils avait adopté une pratique rigoriste de l’islam, ce que l'évolution de plus en plus radicale de son discours religieux au fil du temps sur son compte Facebook prouvait indubitablement... mais cela n'a manifestement alerté personne. 

Que mon confrère Éric Dupont-Moretti se rassure, nous ne supportons pas davantage que lui "l'exploitation cynique de l'émotion légitime des gens à des fins politiciennes" mais il ne saurait être dénié le droit aux oppositions de faire entendre des propositions d'action pour nous adapter à une menace qui évolue. 

Former ; recruter ; viser mieux, tel est le triptyque pour lequel les gaullistes continueront de se battre, sans instrumentalisation mais avec fermeté et conviction.


Vendredi 23 avril 2021 :  

 

Le calendrier fixé par le président de la République le 31 mars dernier sera tenu coûte que coûte. 

Ou quand la politique reprend le pas sur le sanitaire... ce qui aurait pu être salué si ce choix n'était pas dénué d'arrière-pensées électoralistes, tant la Macronie est obsédée par la réélection du président sortant et se cherche des électeurs. 

En renouant avec le point presse du jeudi soir, le Premier ministre a ainsi voulu confirmer que la rentrée des classes aurait bien lieu lundi prochain, tout en l'assortissant d'une multiplication des tests salivaires. Mais au moindre cas détecté, la classe fermera et les élèves seront renvoyés chez eux pour sept jours. 

Rien de nouveau sous le soleil là-dedans puisque cette mesure - généralisée à tout le territoire - avait déjà été prise localement avant le troisième confinement (lire réflexions gaullistes CC, 27/03). Cela promet un grand bazar et ce sont les professeurs qui vont trinquer. Trouveront-ils encore un peu de temps pour enseigner entre un test ; un vaccin ; une fermeture ; une visioconférence et la préparation du baccalauréat ? 

Jean Castex en a également profité pour annoncer la levée des contraintes de déplacement en journée (le couvre-feu étant maintenu à 19h jusqu'à nouvel ordre) à partir du 3 mai et une possible réouverture « territorialisée » des commerces et certains lieux de culture à la mi-mai. 

Trop généreux ! Faut-il aussi le remercier au passage en lui baisant les pieds ? 

Il aura certainement été heureux d'apprendre que, selon une enquête Odoxa pour Le Figaro et France Info, 6 Français sur 10 ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement ! 

On se demande bien pourquoi, n'est-ce pas ? 

Monsieur Déconfinement joue au yo-yo depuis 6 mois et à chaque fois le retour au point de départ est une marque supplémentaire d'incompétence. A force de prendre des coups, le bouclier du président, qu’il est censé incarner, ne remplit plus son rôle. 

Avec les beaux jours le pays va engager sa deuxième transition vers la normalité. Mais on cherche encore la logique à tout ça. Au printemps 2022, on remet le couvert ? avec ou sans sauce Macron...


Mercredi 21 avril 2021 :  

Mêmes causes, mêmes effets. 

Après le feuilleton du vaccin AstraZeneca (lire réflexions gaullistes CC, 16/03), c'est au tour du vaccin Janssen du laboratoire américain Johnson & Johnson d'être soupçonné de provoquer de graves effets secondaires. 

Dans un communiqué publié hier, l'Agence européenne du médicament (EMA) a affirmé que les caillots sanguins devraient être ajoutés aux « effets secondaires très rares » du vaccin, tout en estimant que les bénéfices demeuraient largement supérieurs aux risques éventuels... et après ? fermez le ban, circulez et faites-vous inoculer ! 

Les deux vaccins anti-Covid Janssen et AstraZeneca sont basés sur une technologie similaire, à vecteur viral (c'est à dire des virus atténués, tels que les adénovirus recombinés). 

Faut-il considérer que ces vaccins ont atteint leurs limites ou que les précautions vaccinales ne sont pas suffisantes ? certainement un peu des deux. 

Ces vaccins OGM (le vaccin AstraZeneca utilise un adénovirus de chimpanzé, le vaccin Johnson et Johnston, un adénovirus humain) élaborés grâce à un virus modifié sont censés servir de "cheval de Troie". Ils sont donc moins stables et peuvent interférer avec le système immunitaire en laissant des traces dans les tissus et cellules. 

Or, qui irait subir une intervention chirurgicale sans une consultation pré-opératoire ? pourquoi devrait-il donc en être différemment s'agissant des vaccins ! 

Parce que les doses sont déjà commandées et que "des personnalités qui seraient des ambassadeurs" du vaccin l'ont ânonné sur ordre de l'exécutif ? 

Alors qu'il existe des alternatives à ces deux vaccins, ce positionnement interroge jusqu'à l'Académie de médecine et risque, assez rapidement, d'animer les débats nationaux... 

Mais quand on voit le peu de cas avec lequel sont considérés les 100 000 Français invisibles qui ont perdu la vie depuis le début de la pandémie - davantage envisagés comme un pourcentage de perte inévitable que comme des êtres humains - il ne faut pas s'étonner que la stratégie vaccinale soit à l'avenant ! 

Mis à jour ( Dimanche, 25 Avril 2021 18:43 )
 

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