Mouvement gaulliste et républicain

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Remonter le temps

Les réflexions gaullistes des semaines du 7 avril au 18 mai 2025 par Christophe CHASTANET

Mercredi 14 mai 2025 :

Faire de la politique, ce n’est pas s’écouter parler mais être dans l’échange.

Fidèle à lui-même, Emmanuel Macron a encore fait la preuve, hier soir, au cours d’une émission fleuve sur la première chaîne de télévision, qu’aucun scrupule n’arrête le narcissique en son triomphe.

Alors qu’il était attendu sur ses intentions en matière de référendums, il a préféré laisser planer l’ambiguïté sur ses ambitions pour 2032…

Insensiblement, l’hubris aidant, Emmanuel Macron en est venu à croire au pouvoir de provoquer l’accomplissement de ses désirs par sa seule volonté.

On en avait déjà eu la preuve avec la dissolution et cela se poursuit aujourd’hui avec la nécessité impérieuse de conserver le contrôle face aux ambitions naissantes.

Emmanuel Macron peine pourtant à convaincre qu’il n’est pas encore fini.

Entre simulacre de pouvoir et nostalgie d’un président devenu spectateur, il a été incapable d’ouvrir des perspectives pour donner un nouveau souffle à son interminable et très pénible fin de quinquennat.

Même sur son dernier moyen d’action, il est resté flou.

En effet, pour les sujets de consultation des Français, on repassera : le président n’a précisé ni la manière dont il comptait s’y prendre ni à quelle date.

Une certitude, ce ne sera ni sur les retraites, ni sur l’immigration.

Manque de ligne, manque de sens. Et certainement d’envie. Car n’est pas De Gaulle qui veut pour prendre acte du choix des Français.

En tout cas, beaucoup se demandent ce matin ce qu’il est allé faire dans cette galère…

Ce qui est sûr, c’est que l’opération de reconquête de l’opinion est un échec.

Pour son retour sur la scène nationale, on attendait mieux que la défense d’un bilan critiquable et sanctionné dans les urnes en juin dernier.

Il aurait pu en renvoyer beaucoup au gouvernement, mais on ressent bien que les tensions sont palpables au sein de l’exécutif.

Comme d’habitude, ses phrases creuses n’ont pas imprimé. Les Français veulent du concret, pas de longs discours lénifiants qui marquent l’impuissance du pouvoir politique, surtout quand on n’a plus les moyens d’agir faute de majorité.

Occuper l’antenne pendant des heures pour répéter ce qui a déjà été promis à maintes reprises par le passé n’est plus supportable.

Le mot de la fin sera pour Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction à L’Express : « le macronisme est un cimetière de têtes bien faites, maîtrisant les chiffres et la théorie, mais qui semblent hermétiques aux aspirations des majorités ordinaires, dont les populistes font leur beurre.« 

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