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Nous sommes le 13 janvier 2026

Remonter le temps

Bayrou chute : et maintenant, à qui le tour ?

Réaction officielle du Bureau National de l’Union du Peuple Français après la chute du gouvernement Bayrou :

François Bayrou a voulu jouer, il a perdu.

Le choix d’utiliser l’article 49-1 de la Constitution ne manquait pas de panache mais il s’est révélé inutile et suicidaire. On ne demande pas la confiance avant même de discuter !

Le résultat est sans appel : avec 364 députés votant contre la confiance, le désaveu est total ; pour l’homme, autant que pour son plan d’économies de 44 milliards d’euros.

Cette première sous la Vème République marque la fin d’un gouvernement qui n’avait pas plus de légitimité (et de soutien majoritaire) que celui de Michel Barnier.

Quelle fin piteuse pour l’ambitieux maire de Pau, à l’ego surdimensionné, qui avait quasiment extorqué son installation à l’hôtel Matignon en décembre dernier…

L’homme de compromis a été incapable d’entamer de réelles négociations entre les partis et sa posture de donneur de leçons lui aura été fatale.

Son dernier discours, par lequel il n’a pas hésité à comparer le poids de la dette à la guerre et la soumission par les armes, ne restera d’ailleurs pas dans les annales.

Le chantre de la réduction de la dette publique n’a pas réussi à convaincre, tout simplement car il n’est pas admissible – pour ne pas dire choquant – de demander aux travailleurs et aux classes populaires de faire plus d’efforts pour combler la dette.

Et maintenant, comment lever le blocage ?

Les cartes sont entre les mains d’Emmanuel Macron mais pourquoi réussirait-il là où il a échoué depuis sa dissolution ratée de 2024 ?

En créant le bloc central, il a redessiné les frontières entre les partis et déséquilibré le système en faisant surgir deux extrêmes, tel l’hydre à deux têtes.

Le pays est ingouvernable et sa trajectoire économique est illisible.

Un parfum de IVème République flotte sur la France et sa classe politique affligeante qui se regarde le nombril et dégoute les Français de participer à l’idée même d’un projet collectif.

Avec la chute de son Premier ministre, le chef de l’État est aujourd’hui en première ligne face à la colère des Français.

Mais sans croissance, sans liquidités, sans majorité et au plus bas dans les sondages, qu’a-t-il à proposer tant ses marges de manoeuvre sont réduites ?

Le prochain gouvernement devra composer avec.

En attendant que dans deux ans, la présidentielle puisse permettre la clarification tant attendue. À moins que le mouvement « Bloquons tout », le 10 septembre, n’accélère les choses…

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