Mouvement gaulliste et républicain

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Nous sommes le 13 janvier 2026

Remonter le temps

Voeux 2026 aux Français

« Les exigences d’un grand peuple sont à l’echelle de ses malheurs » – C. de Gaulle

L’année 2025 s’achève dans une dynamique d’instabilité et de tensions jamais atteinte tant au plan national qu’international. 

Sans surprise, les enjeux internationaux auront dicté notre quotidien et constituent les graves questions qui feront demain.

L’ordre international, hérité de la Seconde Guerre mondiale, a vécu. Cette année aura ainsi marqué un point de bascule majeur puisque la conduite des affaires du monde aura été soumise à la loi du plus fort, à commencer par les États-Unis de Donald Trump, de retour à la Maison Blanche.

Cet adepte de la politique du rapport de force a mené une diplomatie transactionnelle, brutale et imprévisible.

Pour quels résultats ? les conflits armés en Ukraine ou à Gaza se sont enracinés, malgré les plans de paix annoncés, cristallisant les tensions géopolitiques et pesant à la fois sur la stabilité régionale comme sur la sécurité mondiale.

Pendant ce temps, en France, la crise politique actuelle n’a cessé de s’aggraver et d’inquiéter – voire d’exaspérer – tous les pans de la société, quel que soit l’âge, la situation financière en fin de mois ou l’orientation politique. 

Les Français ne se paient plus de mots et de postures politiciennes !

Entre dette record ; pauvreté ; instabilité politique et effondrement démocratique, la République vit une crise sans précédent. 

L’érosion des fondements institutionnels, combinée à de fortes pressions sociales, ont alimenté un mécontentement diffus : la colère des agriculteurs durant le mois écoulé en est une des manifestations les plus marquantes.

Ces tensions forment un cocktail détonant… ou quand l’affaiblissement des institutions rencontre une société en ébullition !

Il faut dire que le référendum promis lors des derniers voeux présidentiels n’a pas eu lieu et que les responsables politiques auront encore donné un spectacle affligeant – notamment lors des débats budgétaires – bien loin d’être à la hauteur de la situation.

Quant au nouvel équilibre précaire (depuis la perte du vote de confiance par François Bayrou en septembre) entre le pouvoir législatif et exécutif, sur fond de retour du parlementarisme, il n’est qu’un sabordage en règle de la Veme République et non pas une solution miracle.

Les institutions sont déséquilibrées ; la société fracturée et les finances publiques sous tension extrême. Aucune réforme ne peut être engagée, et les arbitrages budgétaires sont repoussés sine die…

Jamais président de la République n’aura autant paralysé, divisé et affaibli le pays qu’Emmanuel Macron !

La situation pèse sur la confiance des ménages et des entreprises, limitant à la fois consommation et investissements.

Et les douze prochains mois s’annoncent très compliqués.

Dès le mois de mars, les élections municipales seront un révélateur de la solidité de notre système démocratique. 

En effet, la participation à ces échéances ne sera pas seulement un choix pour renouveller nos édiles mais un vote d’adhésion ou de rejet plus global.

De surcroît, alors que l’Etat est censé maintenir les grands principes de la vie publique nationale, il est de plus en plus défaillant à répondre aux exigences de solidarité ; au développement économique et même aux aspirations sécuritaires des Français. 

Face à cette situation, les communes vont devoir pallier lesdites lacunes et assumer des fonctions – qui ne leur étaient jadis pas dévolues – sans forcément recevoir plus de dotations. 

La nature ayant horreur du vide, les élus nationaux sont donc en train d’être éclipsés par les élus locaux qui ont prise sur des sujets concrets… d’où l’importance de bien les choisir car tous ne répondront pas de la même façon aux attentes placées en eux !

Aujourd’hui, force est de constater que la droite radicale, souvent incohérente dans ses positions, a été moins pénalisée par le ras-le-bol des Français envers les politiques que leurs adversaires et qu’elle risque, bien malheureusement, de démultiplier son nombre de conseillers municipaux, six ans après un échec cuisant.

Quant à la gauche radicale, entre cynisme et communautarisme, elle tente de créer le rapport de force politique avec les autres formations de gauche.

Sommes-nous donc condamnés à subir la lente ascension de ces populistes ? certainement pas, mais encore faut-il comprendre pourquoi les forces modérées n’attirent plus.

S’il est certain que les réseaux sociaux diffusent nombre de post-vérités ; exacerbent les passions et favorisent la polarisation ou la radicalisation des propos, il est aussi indispensable que les autres mouvements politiques – y compris le nôtre – se renouvellent et sachent faire leur propre autocritique, ce qui n’est jamais évident, ni agréable.

Sans cette prise de conscience, aucun espoir de croire qu’une voie/x différente interviendra.

2026 s’annonce comme une année de vérité pour la France qui se trouve à un tournant de son histoire.

Face au réel, l’ambiguïté et les mesurettes qui sentent le réchauffé ne seront plus permises.

C’est pourquoi, les gaullistes entendent être moteurs d’engagement et ferment de transformation au coeur du tumulte politique. Une aspiration concrète, sans crédulité, résolument tournée vers l’avenir.

Trop d’espoirs ont été douchés ; trop de promesses ont été abandonnées ; trop de colères ont été tues. Le fatalisme et la défiance l’emportent souvent à défaut de réponses concrètes aux souhaits récurrents d’une démocratie plus directe, plus inclusive, plus participative.

Sans rien masquer des réalités – et donc des difficultés – il s’agit maintenant d’identifier ce qui nous rassemble pour se projeter. Quel cap souhaitons-nous fixer ?

En cette année qui précéde l’élection présidentielle, il est plus que jamais nécessaire de (re)définir quelles valeurs sommes-nous prêts à défendre et quelles politiques nous souhaitons pour l’innovation ; la refonte des services publics ; la souveraineté alimentaire ; l’accès aux soins ; la reindustrialisation ; la transition énergétique ; l’augmentation du pouvoir d’achat ; la justice fiscale ou la cohésion sociale… il en va de l’avenir de notre pays !

Alors que la tentation de se mettre en retrait du tumulte grandit, il est crucial de retrouver du sens, du collectif, de la transcendance !

Vivre ensemble demande de la nuance. Mais pour certains, inutile de se donner ce mal : il suffirait de vanter les charmes d’un passé magnifié – porteur d’un équilibre et d’une harmonie désormais disparus – pour capitaliser sur la montée des périls et des incertitudes.

Aurions-nous perdu à ce point notre capacité à dessiner un futur désirable dans le monde d’après ; celui où les outrances sur les réseaux sociaux suffisent à définir une méthode de gouvernement ?

N’attendons pas des lendemains qui chantent ; c’est aujourd’hui que se construit le monde de demain. Soyons persévérants : ce n’est qu’en ayant confiance en nous-même ; en nos capacités d’avancer et de nous réinventer, que l’on pourra modifier les perspectives et ouvrir le champ des possibles.

En tout état de cause, à l’opposé des solutions simplistes et autoritaires que l’on veut nous vendre, aucun projet à long terme ne se construira sans un vrai débat avec et entre les Français.

Considérer que le désaccord est, par définition, intéressant, ne va pas de soi. Et pourtant, on s’enrichit mutuellement de nos échanges, au-delà des idées reçues. C’est la caractéristique d’un peuple mature.

Si, actuellement, notre modèle de société n’est plus partagé dans un monde sans repères, la France reste encore une grande puissance qui doit être assumée. Mais est-ce bien la conviction de chacun d’entre-nous ?

A l’heure où les logiques partisanes et l’idéologie entretiennent le chaos, les gaullistes vous invitent à croire en vous et en notre pays ; en son destin qui est de « viser haut et se tenir droit » ; en sa capacité à se relever grâce à votre énergie et votre audace ; en un avenir où la paix et la dignité humaine prévaudront.

Continuons à croire en notre capacité de changer le monde ; refusons d’ériger la peur en principe de notre action et empechons-nous de se complaire dans l’échec qui ne fait que conforter les extrêmes dans leur vision du monde !

Il est toujours temps d’agir, de résister et d’espérer !

A toutes et tous, ainsi qu’à familles et vos proches, le Bureau National de l’UPF – Union du Peuple Français – Mouvement Gaulliste et Républicain vous souhaite,  une année 2026 riche d’opportunités et de satisfaction personnelle.

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