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Les réflexions gaullistes de la semaine du 6 au 12 juillet 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 08 Juillet 2020 11:47

Mercredi 8 juillet 2020 : 

91,5% de réussite à l’issue du premier groupe, soit une augmentation de 13,7% par rapport à l’an dernier… quelle légitimité peut-on sérieusement conférer au cru 2020 de ce baccalauréat ?

Certes, l’épidémie du coronavirus est passée par là, avec l’annulation des épreuves finales et l’utilisation des moyennes du premier et second trimestre.

Alors, entre l’extrême bienveillance recommandée par le ministère de l’Éducation Nationale et les petits arrangements dans la notation, il n’y avait aucune surprise à attendre, hier, lors de la publication des résultats. 

Mais, justement, alors que le contrôle continu va devenir la règle, ces résultats préfigurent-ils l’avenir ? auquel cas, toutes les critiques sur le nouveau bac seraient bien fondés (lire réflexions gaullistes CC, 20/1).

Il faudra tirer les leçons de l’organisation de cette session du baccalauréat pour anticiper l’édition 2021.

On ne peut pas piéger nos jeunes générations en leur délivrant un diplôme sans valeur, trop facile d’accès, fût-il davantage un « rite de passage » qu’un sésame pour trouver un emploi.

En laissant le soin à l’enseignement supérieur d’opérer la machine à tri social on affaiblit durement sa qualité et son attractivité.

Alors, au lieu de se vanter en parlant de « braquage » sur Twitter, comme on a tous pu le lire hier, les bacheliers feraient mieux de s’interroger sur leur diplôme dévalorisé et de penser à leur avenir !

Mis à jour ( Mercredi, 08 Juillet 2020 11:49 )
 
On prend les mêmes et on recommence par Sébastien NANTZ PDF Imprimer E-mail
Écrit par Sébastien   
Mardi, 07 Juillet 2020 09:06

 

Le gouvernement Castex était annoncé plein de changements et de surprises pour lancer la deuxième phase de la présidence Macron. Las ! les annonces en grande pompe ont finalement accouché d'une souris !

Le seul changement majeur à noter sera donc finalement celui du locataire de Matignon.

Pour le reste, nous avons attendu 3 jours l'annonce d'un gouvernement qui est à 80% le même que celui d'Édouard Philippe...

Tous les ministres régaliens restent inchangés, à l'exception de Gérald Darmanin qui s'installe à l'Intérieur, place Beauveau.

On prend donc les mêmes et on recommence, en y ajoutant 2-3 nouveaux pour faire parler dans les médias, comme l'incontrôlable Éric Dupond-Moretti à la Justice ou le retour d'une retraitée de la politique en Roselyne Bachelot, seule prise notable de droite !

La macronie n'attire plus et en est réduite à un piètre jeu de chaises musicales...

Ce gouvernement nous démontre surtout que le Premier ministre n'a eu aucun poids pour composer son équipe ministérielle, décidée à l'Élysée par un président obnubilé par sa réélection.

Un gouvernement qui, au vu de sa composition, reste bien ancré à droite laissant perplexes ceux qui annonçaient une inflexion sociale de la politique présidentielle après les municipales.

D'où la nécessité pour la famille gaulliste de proposer aux Français une autre voie. 

Les réflexions doivent nous conduire à de l'action car n'oublions pas que "deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute "En Marche" !

Sebastien Nantz, président de lUPF - Union du Peuple Français - Mouvement Gaulliste et Républicain

Mis à jour ( Mardi, 07 Juillet 2020 09:51 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 29 juin au 5 juillet 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 30 Juin 2020 10:58

Samedi 4 juillet 2020 : 

Le changement dans la continuité : la nomination de Jean Castex, l'homme du déconfinement, hier à Matignon est un non-événement.

En choisissant un illustre inconnu, comme l'était Édouard Philippe en 2017, Emmanuel Macron entend s'appuyer sur un homme de l'ombre sans poids politique et s’assurer que la lumière reste sur lui.

A l'instar du quinquennat Sarkozy, la fonction de Premier ministre disparaît avec le président Macron pour laisser la place à un super directeur de cabinet : la reprise en main est totale ; le pouvoir est bien à l'Élysée et nulle part ailleurs !

Pire, en confiant à l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe, la charge de réorganiser la majorité, il prive son successeur de toute autorité alors qu'il est censé être le chef de la majorité !

Énarque et ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, Jean Castex est un homme de droite s'inscrivant dans le droit fil de la stratégie macroniste, qui consiste à asphyxier "Les Républicains" par des débauchages individuels. 

Christian Jacob peut bien fulminer mais son parti est moribond après s'être lui-même tiré une balle dans le pied en acceptant des alliances avec le parti présidentiel...

Le nouveau Premier ministre aura pour mission de dessiner le "nouveau chemin" voulu par le chef de l'Etat. Mais son profil plaide pour un maintien de la politique actuelle.

Et l'interview du président de la République donnée hier à la presse quotidienne régionale le prouve : il n'y aura pas de changement de ligne. Pour le virage social et écologique du quinquennat, on repassera !

Quant au vocable "gaulliste social" dont Jean Castex, en mal d'identité politique, n'hésite pas à se revendiquer, c'est oublier un peu vite sa responsabilité dans le processus législatif conduisant à la Loi Hôpital 2005 et qu'il sera chargé de défendre la réforme des retraites, antithèse de l'esprit et du programme du Conseil national de la résistance de 1944.

Si « c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses », il est fort probable que son passage à Matignon ne laissera pas un souvenir plus impérissable que celui de Jean-Pierre Raffarin en 2002 !


Mardi 30 juin 2020 : 

François Fillon a été reconnu coupable de détournement de fonds publics, complicité et recel de ce chef et d'abus de biens sociaux, hier après-midi, par le Tribunal Correctionnel de Paris.

En répression, il a été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont deux ferme, ainsi qu'à une lourde amende et à dix ans d'inéligibilité.

Dans leur motivation, les magistrats ont pointé les "manquements" de l'ancien Premier ministre et ancien parlementaire à ses devoirs de "probité" et d'"exemplarité". Difficile de faire plus infamant.

On ne peut s’empêcher de penser que l'ancien candidat de la droite à la présidentielle de 2017 - dont la campagne avait été plombée par cette affaire d'emplois fictifs attribués à son épouse - a été très sévèrement condamné.

Ayant fait appel, il sera rejugé. Fidèle à ma ligne de conduite, je ne commenterai donc pas cette affaire pénale, toujours en cours. 

Mais, néanmoins, sans se prononcer sur le fond de l’affaire et le comportement de François Fillon, comment ne pas s’interroger sur les conditions dans lesquelles ce jugement a été rendu ?

En effet, le parquet national financier (PNF) est dans la tourmente depuis les déclarations, mi-juin, de son ancienne présidente, Éliane Houlette, sur les « pressions » qu’elle a reçues de sa hiérarchie dans la conduite de l’enquête, ce qui trouble immanquablement la sérénité du délibéré et instille le doute dans les esprits !

Le président de la République, garant de l'indépendance de la justice, n’a-t-il d’ailleurs pas saisi le Conseil supérieur de la magistrature pour avis ?

Aussi, le fait que les peines prononcées suivent les réquisitions du PNF ne manque pas d’interpeller et peut s’interpréter comme un message de soutien à peine déguisé.

Si le droit d’interjeter appel est un droit fondamental, il devenait presque une nécessité dans ce dossier !

Mis à jour ( Samedi, 04 Juillet 2020 00:32 )
 

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