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Les réflexions gaullistes de la semaine du 18 au 24 février 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 19 Février 2019 10:04

Mardi 19 février 2019 :

Comment peut-on encore aujourd'hui, en 2019, violenter, ostraciser ou insulter quelqu'un pour la seule raison qu'il est juif, chrétien ou musulman ?

Toute violence suscitée ou justifiée par une religion est inacceptable. 

Personne ne devrait vivre dans la peur de devoir rendre des comptes sur sa religion, qui relève de la sphère de l'intime. 

De la même façon, les récents actes de vandalisme à connotation antisémite sur des vitrines ; des arbres mémoriels ou les portraits de Simone Veil doivent être condamnés sans réserve.

Malheureusement, nous savons tous que le plus insidieux est le discours de haine qui peut être propagé quasi impunément sur les réseaux sociaux et qu’il reste beaucoup à faire s’agissant de ces infractions.

Aussi, les gaullistes s'associent tout naturellement à tous les rassemblements qui auront lieu ce soir en France dans une cinquantaine de départements contre l'antisémitisme, auxquels chacun d'entre nous est invité à se rendre.

Ensemble, imaginons les bonnes pratiques afin de poser les jalons d’un enseignement de l’esprit critique plus que jamais nécessaire et évitons de tomber dans le piège de l’amalgame, tels ces députés qui proposent une loi pour pénaliser l’antisionisme ou le président du CRIF, Francis Kalifat, qui veut « prendre des mesures drastiques pour faire cesser » les manifestations des Gilets jaunes, comme si ceux-ci étaient les seuls responsables de la montée de l'antisémitisme en France…

Mis à jour ( Mardi, 19 Février 2019 10:06 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 11 au 17 février 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 12 Février 2019 16:31

Jeudi 14 février 2019 :

 

Alain Juppé, 74 ans ; Jacques Mézard, 71 ans et le sénateur LR François Pillet, 68 ans, feront bientôt leur entrée au Conseil constitutionnel...

La nomination de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, condamné en 2004 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, et celle d’un ancien membre du gouvernement, au bilan en demi-teinte, en disent beaucoup sur la façon dont Emmanuel Macron envisage l’institution de la rue de Montpensier.

Le président de la République y voit l'occasion de la sorte de procéder à des nominations politiques - que ne renieraient pas les tenants de l'ancien monde - destinées à s'assurer de la docilité des membres choisis.

Le maire de Bordeaux est ainsi récompensé de sa complaisance envers le pouvoir. Sa proximité avec son poulain Édouard Philippe est connue de tous et, en novembre dernier, il avait même accepté de participer à un dîner élargi à l’Élysée pour discuter d’une possible liste de rassemblement aux élections européennes. 

Le choix de l'ancien avocat aurillacois, soutien de la première heure du candidat Macron, prouve, quant à lui, que sa sortie du gouvernement était négociée. Mais n'est pas Badinter qui veut.

Après Charasse, Jospin ou Fabius, la carrière politique est une nouvelle fois privilégiée au détriment des professionnels du droit, ce qui pose avec une acuité évidente le problème de l'impartialité des membres du Conseil Constitutionnel.

En faire le cimetière des éléphants politiques n'est pas rendre service à cette institution alors même que sa compétence juridictionnelle a été renforcée par le mécanisme de la Question prioritaire de constitutionnalité.

La seule bonne nouvelle c'est qu'ils devront s'astreindre à un strict devoir de réserve et s'agissant du très libéralo-européiste Juppé, c'est un bienfait !

 

Mardi 12 février 2019 :

Suppression du numerus clausus ; labellisation de 400 à 600 hôpitaux de proximité ; incitation à travailler en groupe pour les professionnels de santé : Agnès Buzyn présentera demain, en Conseil des ministres, son texte pour rapprocher l’offre de soins de la réalité à l’horizon 2022.

Sur le constat, il ne saurait y avoir de véritables désaccords : il faut réformer un système de santé à bout de souffle et mettre en œuvre une transformation structurelle.

Par contre, sur la transposition concrète, ce projet de loi Santé ne rassure personne car de trop nombreux points restent indéterminés et sont reportés à la publication des décrets et ordonnances. 

Mesure phare, la disparition du numerus clausus n’est pas une fin en soi et ne résoudra pas, comme par magie, le problème de la désertification médicale.

D’une part, c’est une décision qui ne produira ses effets qu’à long terme puisque cela revient à agir sur la démographie médicale dans quinze ou vingt ans. D’autre part, cela ne répartira pas mieux les médecins sur le territoire.

Il faut surtout repenser l’accès aux soins et l’idée de labéliser des « hôpitaux de proximité » peut être une réponse adaptée aux inquiétudes exprimées ces dernières semaines par les Français qui témoignent d’un profond sentiment de relégation et d’inégalité dans l’accès aux services publics, dont la santé est un des piliers.

Encore faudrait-il en connaître les critères d’éligibilité et avoir des garanties sur leurs missions afin que ces structures hospitalières ne se résument pas à des établissements au rabais (sans chirurgie, ni maternité) créés uniquement à des fins financières et comptables.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si les associations des collectivités territoriales (AMF ; ADF ; ARF) et de l'hospitalisation publique (FHF) se sont unies pour cosigner une tribune dans la presse à travers laquelle elles dénoncent le défaut de concertation et tentent de « faire entendre une parole forte et ambitieuse auprès du gouvernement. »

Car il n’y aurait rien de pire qu’une organisation territoriale des soins à deux vitesses où le service public de santé en milieu rural se réduirait à des « télésoins ».

N’est-ce pas de Gaulle, visionnaire, qui affirmait qu’ « en notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme » ?

Or, quelle sera la part de l’humain dans la médecine de demain quand celle-ci se pratiquera par téléconsultation à distance…

La médecine est au service de l’Homme et, même si cela peut paraître incongru en 2019, retrouver des médecins qui sachent écouter, ausculter et prendre du temps pour chaque patient est une nécessité face à l’inhumanité d’un écran d’ordinateur.

Mis à jour ( Jeudi, 14 Février 2019 14:20 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 4 au 10 février 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 04 Février 2019 15:28

Mardi 5 février 2019 :

Emmanuel Macron a rencontré, hier soir, des élus et des responsables associatifs de banlieue.

C’était son cinquième rendez-vous dans le cadre du grand débat depuis la mi-janvier et l’exercice se révèle une nouvelle fois un véritable numéro d’équilibriste…

Car, après le monde rural, comment renouer avec les banlieues qui ont été échaudées (et le mot est faible) par l’enterrement de première classe du plan Borloo en mai 2018 ?

La République a une dette envers les quartiers populaires, parents pauvres du développement économique.

Emmanuel Macron a tenté de justifier l'injustifiable par quelques tortueuses explications, comme lorsqu’il s’est élevé contre « la morphine » des dépenses publiques…

Cela sonne presque comme une injure quand on sait que le soutien de l’État est absolument nécessaire pour répondre aux défis économiques et sociaux des quartiers : maintenir ou développer dans de bonnes conditions le commerce de proximité ; introduire de nouvelles activités et une diversité fonctionnelle ; soutenir l’innovation économique et les nouvelles formes de développement local, etc.

Face à ces enjeux, la principale annonce consiste en un « grand plan » fumeux, pour aider les petites associations, destiné à atténuer les effets désastreux de la diminution du nombre d’emplois aidés.

Autant « pisser dans un violon » !

Si l’on veut que les quartiers soient des acteurs à part entière du pays de demain, il va falloir recrédibiliser la parole publique et cela supposera de trouver autre chose que ce genre d’annonce.

 

Lundi 4 février 2019 :

A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, comment ne pas pousser un cri d’alarme ?

Le cancer touche l’ensemble du corps social sans distinction et il est autant un problème de santé qu’un problème de société.

En 2019, il est inacceptable que certains Français renoncent encore aux soins car le reste à charge est particulièrement lourd (dépassement d’honoraires ; frais de transport ; « soins de confort »).

Le 7ème rapport de l'Observatoire sociétal des cancers, publié par la Ligue contre le cancer en septembre dernier, a d’ailleurs été consacré aux conséquences du cancer et au vécu contrasté des personnes qui en ont été atteintes. 

Il en résulte qu’une personne sur deux déclare avoir un reste à charge entre 2 et 5 ans après la fin des traitements et elles sont encore presque deux sur dix à en déclarer plus de 25 ans après les traitements !

Lorsque Jacques Chirac avait intégré en 2002 la lutte contre le cancer dans les grands chantiers de son mandat, le but était de définir une stratégie globale de lutte contre le cancer.

Qu’en sera-t-il demain quand le troisième plan Cancer 2014-2019 s’achèvera ?

Personne ne devrait avoir à subir les conséquences financières liées à la maladie.

Il n’y a pas d’économies à faire dans la prise en charge du cancer et il est plus que temps de mettre sur la table les moyens au rendez-vous de la lutte annoncée.

Mis à jour ( Mardi, 05 Février 2019 15:52 )
 

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