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Les voeux 2020 de l'UPF PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Mardi, 31 Décembre 2019 09:00



"Plus le trouble est grand, plus il faut gouverner. Sortant d'un immense tumulte, ce qui s'impose, d'abord, c'est de remettre le pays au travail. Mais la première condition est que lestravailleurs puissent vivre." - Charles de Gaulle

 

L’année 2019 qui s’achève aura encore été une année politique qui s’est jouée dans la rue.

Le président de la République avait commencé l’année en pleine tempête des Gilets jaunes, à qui il avait concédé des miettes et promis que l’arrogance dont il avait pu faire preuve serait remisée au placard durant le second acte du quinquennat. 

Mais chassez le naturel, il revient au galop… et voici que ce président vertical, pensant que la démocratie sociale a fait son temps, termine l’année en étant de nouveau rattrapé par la crise sociale, avec une France bloquée par les grèves contre sa réforme des retraites - qui est aussi mal ficelée que mal expliquée - et à laquelle une grande majorité de Français est opposée. 

Or, réformer, ce n’est pas passer en force ; gouverner, ce n’est pas s’obstiner et n’écouter personne. L’Histoire nous enseigne d’ailleurs que l’exercice solitaire du pouvoir ne conduit jamais à une lucidité accrue !

En ces temps où les lignes se brouillent et où le pouvoir politique subit une crise de légitimité sans précédent, cet isolement n’est certainement pas la réponse attendue.

Alors que la société française est profondément fracturée, Emmanuel Macron apparaît incapable de redonner au pays le sens de l'unité.

Pire, par sa politique qui accentue les divisions entre les Français, il encourage la violence qui devient un mode d’expression prenant le pas sur un certain nombre de limites que l’on s’accorde à respecter dans une société civilisée.

Car les dégâts des postmodernes, qui n’ont de cesse de sacrifier l’héritage de nos ainés sur l’autel du libéralisme, sont profonds et bouleversent la société. 

La démocratie en est elle-même ébranlée jusque dans ses fondements car elle s’accorde mal avec le court-termisme et les solutions démagogiques.

D’autant plus que, dans l'ère de la post-vérité, l’émotion prend souvent le pas sur la réflexion dans un climat propice à la désorientation générale.

Rien d’étonnant alors à ce qu’en France, comme partout dans le monde au cours de l’année écoulée à Beyrouth, Alger, Hong Kong ou Santiago, les citoyens se soient levés dans le cadre de mouvements spontanés et acéphales pour réclamer des comptes à leurs dirigeants.

Partout, ils aspirent à plus de justice sociale, de transparence politique et de libertés publiques. 

Quand les peuples veulent enfin respirer, rien ne peut les arrêter ! 

La société change avec cette impression de crise perpétuelle et interroge chacun de nous sur notre capacité d’action. 

Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle qui appelle à une transition écologique et sociale. 

Mais peut-on changer la société et la rendre plus juste et égalitaire ou existe-t-il un dessein propre à la société qui se transformerait malgré nous ?

Si, aujourd’hui, tout est remis profondément en question, nous pensons que rien n’est encore réglé et que tout reste à faire et à inventer !

A l’image de De Gaulle qui, marqué par de multiples influencesdont Péguyet Bergson, a toujours refusé de croire en la fatalité de l’Histoire, les gaullistes ont, peut-être plus que d’autres, cette perception du temps, où le passé, le présent et l’avenir ne sont pas comme livrés à la découpe.

Demain, nous allons entrer dans une nouvelle décennie qui va marquer l’avenir de notre pays et de nos enfants.

Elle ne sera pas forcément aussi sombre que ce que prévoient les déclinistes et autres survivalistes étant donné que les crises sont aussi l’occasion de changer le monde, pour mieux faire, mieux penser, mieux vivre...

Souhaitons-nous participer aux mutations, agir, décider, proposer pour construire des lendemains plus justes ?

Encourager le dialogue et les rencontres afin de retisser le lien social entre les générations : telle est bien la priorité de 2020, avant que la défiance généralisée ne rende vaine toute tentative de proposer une autre orientation à notre société actuelle.

Sous peine de disparaître, la démocratie devra aussi faire preuve d’audace et d'imaginationpour se transformer vers un modèle qui rendra le peuple conscient et mature, dans lequell'intelligence du plus grand nombre deviendra cette force participative active, creuset des meilleures solutions à dégager pour le bien commun.

Dès cette année, les élections municipales, scrutin de proximité par excellence, seront l’occasion de porter des projets différents, plus démocratiques, écologistes et solidaires, dans nos communes de France.

Elles marqueront la prise de pouvoir des citoyens sur les vieux partis politiques, si tant est que ceux qui prônent une démocratie plus directe osent prendre toute leur place sans attendre et s’impliquent pour peser dans le débat public et les prises de décisions.

Cette occasion de s’engager à l’échelon local ne doit pas être galvaudée puisqu’il s’agit d’une excellente manière d’être un citoyen actif et de reprendre son destin en main en améliorant sa vie quotidienne.

Ne laissons personne décider à notre place !

Le désarroi et le sentiment d’abandon ne sont pas des fatalités. Il n’appartient qu’à nous d’élaborer des projets en commun, comme autant de solutions concrètes pour sortir de l’impasse nos territoires en souffrance, en dépit des freins et des obstacles.

Reconstruisons, ensemble !

Même si le succès n’est pas au bout du chemin, la démarche vaudra mille victoires parce que c’est à travers elle que s’inventera la France de demain, par opposition à l’affrontement plein de colère et de haine destructrices.

Aussi, le Bureau National de l'Union du Peuple Français vous souhaite, à chacune et à chacun d’entre vous, ainsi qu'à vos familles et à vos proches, une très belle et heureuse année 2020.

Mis à jour ( Mercredi, 08 Janvier 2020 10:22 )
 
Les réflexions gaullistes des semaines du 13 au 26 janvier 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 20 Janvier 2020 23:22

Lundi 20 janvier 2020 : 

Les élèves de première essuient les plâtres du nouveau baccalauréat en ouvrant cette semaine le bal des épreuves de contrôle continu E3C, nouveauté de l'examen. Elles seront réparties en trois sessions et compteront pour 30% de la note finale. 

Lycéens, parents et professeurs sont tous légitimement inquiets.

Organisées dans la précipitation, ces épreuves risquent d'être boycottées par certains enseignants qui, dans le meilleur des cas, entendent gripper la machine en refusant de choisir parmi les sujets proposés par la banque nationale et, dans le pire des cas, envisagent les mêmes modes d'action qu'en juillet dernier.

Or, personne n'a oublié la grève des corrections qui avait semé la confusion et plombé la précédente édition (lire réflexions gaullistes CC, 4, 5 et 6/7). 

A l'image de celle des retraites, cette réforme du bac est entourée du plus grand flou et d’un cruel manque de pédagogie…

Depuis le fiasco de 2019 - et malgré l'installation du comité de suivi - le projet n'a pas évolué dans sa philosophie. Comme souvent, le ministère de l'Éducation Nationale a voulu passer en force. Il en récolte les fruits aujourd'hui au moment de la mise en œuvre de la réforme...

Les oppositions, en latence depuis plusieurs mois, ne pouvaient que se réactiver.

Après avoir enterré les filières en septembre, les lycées doivent, à marche forcée, changer les grilles d'évaluation pour les calquer sur les partiels universitaires.

Au final que restera-t-il de cette institution, véritable rite de passage vers le monde adulte ? non seulement on est très loin d'atteindre l'objectif initial de simplification mais, surtout, la "valeur certificative" du baccalauréat ne s'en trouve pas rehaussée !

Mis à jour ( Jeudi, 23 Janvier 2020 17:47 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 6 au 12 janvier 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 08 Janvier 2020 09:46

Vendredi 10 janvier 2020 : 

Les fêtes de fin d'année ; les désagréments dus à l'absence de transports et les annonces du gouvernement quant à la tenue d'une conférence de financement n'y auront rien changé : la mobilisation contre la réforme des retraites ne faiblit pas.

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont ainsi défilé partout en France hier pour la quatrième journée de manifestations interprofessionnelles contre la réforme des retraites, après plus d’un mois de conflit entre syndicats et exécutif.

Il ne concerne plus seulement les bénéficiaires des régimes spéciaux - qui ont compris que la réforme, d'un arrangement à l'autre (policiers ; marins ; pilotes), n'aurait rien d'universelle et ne voient pas pourquoi les uns seraient privilégiés par rapport aux autres - mais il essaime maintenant auprès de tous les Français qui sont très opposés à l’âge pivot autour duquel se cristallisent désormais toutes les oppositions.

La situation est de plus en plus tendue et des violences commencent à émailler les cortèges. 
Partout les nerfs lâchent et si personne ne fait un pas vers l’autre, nous irons inévitablement vers une radicalisation et un enlisement durable du conflit, déjà inédit par sa durée.

Emmanuel Macron n’entend pas renoncer à sa réforme des retraites. Mais à quel prix sur le plan social, politique et financier ? par son entêtement pathologique à vouloir mater ce peuple de gaulois réfractaires au changement, il a créé, depuis son élection, les conditions d’un chaos que le pays a rarement connu dans son Histoire…

Cette réforme engage l’avenir de tous les Français et elle mérite mieux que les postures politiciennes d’un président qui estime avoir raison contre tout le monde et choisit ses adversaires dans le domaine social (CGT, Sud et FO), comme il le fait en politique, en étant persuadé qu’une majorité de Français finira par s’en détourner.


Jeudi 9 janvier 2020 : 

 

 

Lors d'une conférence de presse assez hallucinante, dix jours après sa fuite rocambolesque du Japon, l'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn est revenu hier à Beyrouth sur les accusations de malversations financières dont il fait l'objet par la justice japonaise.

Son but : se défendre et attaquer.

Frustré par treize mois de silence, il a ainsi assuré - mais pouvait-il en être autrement - qu'il était totalement innocent des charges dont on l'accuse et estimé avoir été victime d'un complot politico-industriel.

Dénonçant une collusion entre les dirigeants de Nissan et le procureur japonais, il a présenté des extraits de documents censés soutenir ses propos.

Il ne s'agit là que de sa version des faits (même si le règlement de comptes entre industriels est sous-jacent dans cette affaire et que l'occasion a fait le larron).

Il n'a pas manqué également de se donner le beau rôle en affirmant que la valorisation de Nissan a baissé de plus de 10 milliards de dollars depuis son arrestation et celle de Renault, de plus de cinq milliards d’euros... constructeur français à l'égard de qui, soit dit en passant, il n'a pas caché vouloir faire valoir ses droits dans notre pays.

Un véritable show en mondovision !

Et maintenant ? sur le plan judiciaire, son évasion n'a pas mis un terme aux différentes enquêtes ouvertes à son encontre, même si l'ancien dirigeant ne sera jamais jugé dans l'archipel nippon à moins d'un retournement de situation improbable.

Car il veut bien s’expliquer devant un tribunal mais à condition que ce soit dans un pays et à la date qu'il a choisi... ou comment distiller un soupçon d'indécence sur fond d'arrogance !

Recherché par Interpol, il s'est ainsi condamné à une vie de fugitif international... dorée mais peu confortable pour autant.


Mercredi 8 janvier 2020 : 

Nouvel épisode hier dans le feuilleton de la réforme des retraites, mais certainement pas le dernier : Édouard Philippe a proposé de réunir les partenaires sociaux vendredi à Matignon pour discuter d’une conférence de financement.

Cela pourrait apparaître comme une concession - principalement en direction des syndicats "réformistes" - mais il s'agit en réalité d'un tour de passe-passe destiné à gagner du temps.

Après plus de 20 mois de discussions, cette proposition a quelque chose d'assez surréaliste car c'est dès le début qu'il aurait fallu envisager cette "bonne idée", pour reprendre les mots du chef de gouvernement.

En outre, la conférence de financement annoncée ressemble trait pour trait à ce que proposait le Premier ministre dès le 11 décembre lorsqu’il évoquait "la future gouvernance" du système de retraite que piloteront les partenaires sociaux (lire réflexions gaullistes CC, 12/12).

Or, il avait été très clair sur la nécessité d’un "âge d’équilibre de 64 ans en 2027" et sur la liberté de décision toute relative des syndicats...

Il n'a d'ailleurs pas reculé hier, ni sur les ondes de RTL, ni à l'Assemblée Nationale, sur la question de l'âge pivot.

De plus, le gouvernement n'entend pas décaler son projet de loi, qui est déjà à l’étude au Conseil d’État et qui mentionne bien cette mesure d’âge.

Trouver un "compromis" avant le 24 janvier (date de présentation du projet de loi en Conseil des ministres) apparaît totalement utopique.

Une telle réforme suppose de prendre le temps de la concertation et de trouver des équilibres sans être contraint par un calendrier serré qui crée les conditions de l'affrontement.

Le jeu de dupes continue donc. Jusqu'à quand ?

Mis à jour ( Vendredi, 10 Janvier 2020 10:03 )
 

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