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Après l'attente, un attelage gouvernemental de bric et de broc par Sébastien NANTZ PDF Imprimer E-mail
Écrit par Sébastien   
Jeudi, 18 Mai 2017 09:38

 

Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée dimanche dernier, nous n’avions qu’à bien nous tenir tant cette passation de pouvoir devait marquer la fin des vieux clivages et l’annonce d’une recomposition politique.

En fait d’Histoire en marche, nous assistons plutôt depuis 4 jours à un remake en couleur du giscardisme et du rocardisme.

En effet, le débauchage d’Edouard Philippe n'est pas sans nous rappeler les malices du duo Giscard – Chirac, avec l’appel des 43 - devenu aujourd’hui l’appel des 22 - et l’usage des mêmes ficelles destinées à affaiblir le camp adverse…  diviser pour mieux régner, on sait ce qu’il en est advenu : arrivé sous les vivas de la foule en 1974, c’est bien sous les huées que Giscard a quitté l’Elysée en 1981 !

La composition du gouvernement n'est pas sans nous rappeler, quant à elle, la politique d'ouverture de Michel Rocard, dès le mois de mai 1988, avec une forte participation de personnes issues de la société civile. 

Bref, Emmanuel Macron, qui se présente comme l’incarnation du renouveau, n’use en fait que de vieilles recettes et est un adepte de la vieille politique !

Alors, que dire du premier gouvernement Philippe dévoilé hier soir ?
 
                                  

Libéral et européiste, tels sont les qualificatifs qui peuvent définir le mieux ce gouvernement, à l'image du nouveau président de la République. 

Libéral : la nomination de Le Maire et Darmanin, 2 hommes de droite au budget et à l'économie nous l'assure, la politique économique gouvernementale sera basée sur le moins d’État possible, sur une politique de « laisser faire – laisser passer » qu'en tant que gaullistes nous ne pouvons soutenir. La nomination d'une ultra capitaliste au ministère du travail en la personne de Muriel Pénicaud garantit également des heures sombres au monde du travail et à la condition ouvrière dans la continuité de la loi El Khomri. 

Européiste : la nomination de Sylvie Goulard en tant que ministre « désarmées » et Marielle de Sarnez en tant que ministre aux affaires européennes - 2 membres du MoDem - nous assure que la politique de démantèlement de la France va s'accélérer nous menant vers la fin de notre défense nationale et de notre diplomatie avec pour ambition ultime que ces 2 domaines régaliens finissent dans les bras de Bruxelles et d'une Union Européenne désireuse de réaliser cette Europe de la défense qu'elle tente en vain de nous imposer depuis la Communauté Européenne de Défense il y a plus de 60 ans. 

On remarquera également au passage la disparition du ministère de la fonction publique, de l'industrie, du commerce, des anciens combattants ou du tourisme… tout un symbole des orientations données à la France par le nouvel exécutif !

Enfin, le tripatouillage gouvernemental réalisé n'est pas non plus sans nous rappeler la IVème République… 

Pour autant, le débauchage de 3 membres du parti « Les Républicains » suffira-t-il à déstabiliser suffisamment la droite lors des législatives ? nous le verrons au soir du 18 juin mais rien n'est moins sûr tant les transfuges n'ont finalement que très peu de poids au sein du parti à l'image de Bruno Le Maire et son très faible score lors de la primaire de droite. 

Aucun membre actuel du Parti Socialiste ne figure dans ce gouvernement puisque les quelques personnes membres du gouvernement issues de la gauche avaient déjà rallié Emmanuel Macron depuis plusieurs mois. 

Ce gouvernement aura-t-il donc une durée de vie supérieure à celle d'un mois ? rendez-vous est pris mais les candidats investis par le parti du président « La République En Marche », inconnus pour la plupart et sans expérience électorale, ne sont pas l’assurance de l'obtention d'une majorité absolue, loin de là !
 
Mis à jour ( Jeudi, 18 Mai 2017 14:58 )
 
Macron président, la finance au pouvoir PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Dimanche, 07 Mai 2017 20:44
 Communiqué du Bureau National de l'UPF du 7 mai 2017
 
 



Réaction du Bureau National de Union du Peuple Français au soir du second tour de l'élection présidentielle :

 

 
Emmanuel Macron, 39 ans, devient ce soir le plus jeune président de la République Française en battant nettement Marine Le Pen avec plus de 65% des voix.

Mais jusqu'au bout cette élection présidentielle n'aura ressemblé à aucune autre et cet entre-deux tours n'aura pas fait exception avec le ralliement d'un néo-gaulliste de pacotille à l'extrême-droite et un débat télévisé d'une violence inouïe entre les deux finalistes où aucune bassesse ne fût oubliée, ce qui restera comme une tâche indélébile sur le costume présidentiel du nouveau chef de l'Etat.

En outre, pour la première fois depuis 1969, la participation est plus faible au second tour qu'au premier. Ajoutons à cela plus de 4 millions de votes blancs ou nuls (10% des votants, un record absolu) et la coupe est pleine...

Il en ressort l'impression qu'à peine élu, Emmanuel Macron est déjà usé. Il n'y aura pas d'état de grâce.

Pour paraphraser l'historien et politologue Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, « M. Macron présidera la République mais il ne gouvernera pas la France ».

La profondeur de la crise politique et sociale qui traverse le pays est telle que l'élection de ce nouveau président ne résout rien. Bien au contraire. Son parcours professionnel comme banquier d'affaires ; son parcours politique et ministériel ; son programme qui fait la part belle à la libéralisation et à la marchandisation de la société, sont autant de bombes à retardement.

Les élections législatives du mois de juin seront cruciales pour l'avenir de notre pays car tout indique que la fracture béante du corps social se ressentira jusqu'au Parlement.
 
Vers une chambre introuvable ?
Mis à jour ( Jeudi, 18 Mai 2017 09:47 )
 
Ineffaçable et indépassable trahison par Sébastien NANTZ PDF Imprimer E-mail
Écrit par Sébastien   
Dimanche, 30 Avril 2017 10:57

 

Après avoir régulièrement recyclé au sein de son parti des anciens cadres du FN, 

Après avoir pactisé lors des élections locales avec le mouvement d'extrême droite de Jacques Bompard et soutenu Robert Ménard, 

Après avoir mené une campagne présidentielle ultra droitière avec des sorties sur le « grand remplacement » ou la stigmatisation des assistés et des chômeurs...

Monsieur Nicolas Dupont-Aignan a fini par franchir définitivement le Rubicon vendredi soir en décidant de rallier officiellement le camp de Marine Le Pen et du Front National. 

Le slogan trompeur « ni système, ni extrême » a vécu, tout comme son gaullisme d'opérette.

Car, que Monsieur Dupont-Aignan rallie Madame Le Pen - en échange d'un poste de Premier ministre comme prix de la trahison - est une chose, mais qu'il la rallie en prétendant le faire au nom du gaullisme en est une autre !

En attrapant dans ses filets le poisson Dupont-Aignan, le parti frontiste tente de s'acheter une virginité à bon compte. Mais la ficelle est un peu grosse !

Rappelons que l'extrême droite a, de tout temps, été l'ennemi du général de Gaulle. Ce camp, lui vouant une haine farouche, a même tenté à plusieurs reprises de l'éliminer aussi bien physiquement qu'électoralement.

Rappelons également que se trouve encore actuellement au sein du Front National des personnes comme Monsieur Thibault de la Tocnaye - fils d'un des membres du commando du Petit-Clamart chargé d'assassiner le général de Gaulle et sa femme - qui dernièrement encore insultait publiquement les gaullistes !

Rappelons enfin que se trouve encore actuellement au Front National des personnes glorifiant la mémoire du Maréchal Pétain ou tenant des propos négationnistes !

La façade a beau être repeinte, la maison derrière le crépis reste la même : celle fondée par des anciens vichystes et membres de l'OAS !

Monsieur Dupont-Aignan, vous n'êtes pas gaulliste (l'avez-vous seulement été un jour ?) et votre imposture apparaît enfin au grand jour.

Non seulement votre volonté de bâtir une nouvelle République pour oxygéner nos institutions ; votre méconnaissance totale de la participation gaullienne et votre insistance à vous réclamer d'un camp en vous plaçant à droite de ce vieux clivage politique constituaient déjà autant d'éléments qui prouvaient que vous vous étiez grandement éloigné du gaullisme mais votre renoncement pour vous rallier aux ennemis inconditionnels du général de Gaulle parachève aujourd'hui ce triste constat. 

Vous salissez la mémoire du général de Gaulle à chaque fois que vous vous réclamez de lui !

En vous vassalisant vous êtes définitivement devenu un supplétif de l'extrême droite ce qui conduira à terme à votre disparition du paysage politique.

En attendant cette issue inéluctable, nous condamnons ces manipulations d'un député en manque de reconnaissance dont la seule véritable ambition aura toujours été de se mettre en scène et de bâtir sa carrière au détriment du combat pour les intérêts de la France et des Français ! 

Aussi, nous appelons tous les gaullistes sincères qui se sentent trahis, blessés et profondément déçus par l'attitude d'un homme qui a osé prendre une décision aussi grave sans tenir compte du refus des instances de son propre parti, à nous contacter, à nous rencontrer et à se rassembler pour reconstruire ensemble cette famille politique qui aujourd'hui est, une fois de plus, la seule capable de relever la France !

« Quoi qu'il arrive la flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas ! » Charles de Gaulle

 

Mis à jour ( Jeudi, 18 Mai 2017 09:48 )
 

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