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Les réflexions gaullistes des semaines du 13 au 26 septembre 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 23 Septembre 2021 11:11

Jeudi 23 septembre 2021 :  

Les règles s'assouplissent sur fond d’amélioration de la situation de l’épidémie : à partir du 4 octobre, le masque ne sera plus obligatoire à l'école dans certains départements, où le taux d'incidence est bas (inférieur à 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants). 

Plus que tout autre endroit, l'école aura décidemment été un terrain d'expérimentation inégalé durant cette crise sanitaire... 

Alors que le protocole sanitaire s'était durci pour la rentrée 2021, avec l'annonce de la fermeture des classes de primaire dès la détection d'un cas de Covid-19 (lire estivales VL, 23/08), l'exécutif lâche du lest sur les mesures barrières, à peine un mois après. 

Entre annonces et injonctions contradictoires, il faut suivre ! 

Il y a dans cette décision un doux parfum d'amateurisme, mâtiné de démagogie électoraliste. 

Mais, pour autant, les masques tombaient bien déjà dans les cantines et lors des cours de sport en intérieur. 

Aussi, inutile de dramatiser une annonce qui n'en est pas une, à l'instar des syndicats d'enseignants. Les apprentissages n'en seront que meilleurs. 

Par contre, puisque le temps est aux promesses en prévision de la présidentielle, notamment sur le salaire des enseignants, ne serait-il pas plus judicieux de (re)penser l'école de demain dans son ensemble (prise en compte de la diversité des élèves ; diversification des méthodes d'enseignement) pour que plus jamais nos enfants ne soient considérés comme des statistiques ? parce que « L'École de la confiance » se mérite et ne doit pas se limiter à un slogan creux !

Mis à jour ( Jeudi, 23 Septembre 2021 11:14 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 6 au 12 septembre 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 09 Septembre 2021 16:33

Jeudi 9 septembre 2021 :  

Autant Salah Abdeslam était resté quasi-muet devant les Juges d'Instruction qui ont voulu l'interroger et lors de son procès à Bruxelles en 2018 (où il a été condamné à vingt ans de prison pour avoir tiré sur des policiers en 2016), autant il a vite changé de ligne de conduite dès l'ouverture du procès des attentats du 13 novembre 2015 (lire réflexions gaullistes CC, 08/09).

En se décrivant comme « un combattant de l’État islamique », « traité comme un chien » en prison, le principal accusé a choisi la carte de l'outrance et de la provocation dès le premier jour d’audience. 

N'ayant rien à espérer sur son sort, c'était le risque encouru venant d'un homme qui est incontrôlable. 

Et il va falloir maintenant tout le doigté et l’expérience du président de la Cour d'assises spéciale, Jean-Louis Périès, pour éviter que ce procès ne se transforme en tribune ouverte pour vomir son prosélytisme religieux. 

Car, face aux gesticulations de l'accusé, la Cour et les parties civiles devront opposer fermeté, dignité et respect des principes juridiques. 

Quant aux Français, au lieu d'attendre tous les soirs pendant 9 mois de savoir quelle nouvelle énormité cet illuminé aura gratifié la Cour durant l'audience, ils feraient mieux de revendiquer leur fierté de vivre dans un pays laïc, où la raison est le fondement de nos structures sociales et où il fait bon vivre comparé à Kaboul ou ailleurs... 

Alors, demandons-nous comment partager et défendre ces valeurs qui fondent notre société car la lutte contre le terrorisme est tout aussi (voir plus) culturelle et intellectuelle que sécuritaire et militaire ! 

Enfin, en guise de conclusion pour la gouverne de l'autre fou de Dieu, peut-être pourrait-on lui rappeler qu’un chien ne coûte pas 433 000 € par an de gardiennage en fourrière !


Mercredi 8 septembre 2021 :  

La France ouvre, aujourd’hui à Paris, le « procès du siècle », celui de tous les superlatifs : aux côtés de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos terroristes du Stade de France, des terrasses et du Bataclan, 13 complices actifs présumés devront répondre de leurs actes face à près de 1 800 parties civiles et 330 avocats (dont 30 pour la défense) dans une salle spécialement construite pour l’occasion.

Pendant neuf mois, les débats - qui seront filmés - devront permettre de faire la lumière sur l’horreur absolue des attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. 

Ils sont l’équivalent pour notre pays du 11 septembre 2001. 

Le choc et la sidération qu’ont pu entraîner ces attaques simultanées ; la violence et le bain de sang qui en a résulté ont marqué la société de leur empreinte.  

Et parmi les différents retentissements, comment ne pas évoquer un climat de peur, un accroissement des préoccupations sécuritaires et des inquiétudes relatives à la cohésion sociale…

Autant dire que le symbole est fort de juger ces hommes.

C’est l’honneur d’une démocratie de garantir le droit à un procès équitable, là où les fanatiques veulent imposer leur ordre moral par la force !

Pour autant, un procès est-il suffisant en soi pour lutter contre l’obscurantisme religieux ? les influences étrangères sur une jeunesse française désœuvrée dans des cités dortoirs ou dans les prisons, vivier de radicalisation, ne disparaitront pas comme par enchantement avec le verdict fin mai 2022… après la présidentielle. 

Alors, gare aux attentes trop grandes qui seront forcément déçues !

Mis à jour ( Vendredi, 10 Septembre 2021 10:08 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 30 août au 5 septembre 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 30 Août 2021 15:26

Lundi 30 août 2021 :  

A partir d'aujourd'hui, les salariés travaillant dans des lieux accueillant du public doivent, comme le reste de la population, disposer d'un pass sanitaire valide pour pouvoir continuer leur activité, sous peine de se voir suspendre leur contrat de travail ainsi que leur rémunération. 

Véritable rupture d'égalité entre les salariés que le Conseil Constitutionnel n'a pas daigné censurer, sous prétexte de la limitation dans le temps de l'obligation du pass (lire estivales VL, 06/08), cela revient dans les faits à sanctionner disciplinairement une personne pour un motif extérieur à l'exécution de son contrat de travail. 

Sans compter les incohérences… par exemple, quelle logique y-a-t-il à rendre obligatoire le pass sanitaire à la SNCF mais pas à la RATP ?

En tout état de cause, ce sont près de deux millions de Français qui vont être concernés.

Et c'est maintenant que les vrais problèmes vont commencer. Comment les employeurs vont-ils s'organiser ? vont-ils accepter que leurs employés posent des RTT et des congés payés ou engager des procédures de licenciement si l'absence se prolonge et qu’ils la considèrent comme injustifiée ? 

Le gouvernement a ouvert la boîte de Pandore au moment même où on a besoin de tous pour assurer une reprise économique durable. Cet aspect du pass sanitaire aurait dû être assoupli, à défaut d’être supprimé, car on ne lutte pas contre une pandémie en sacrifiant des emplois. Sans compter la baisse d’activité induite par cette nouvelle obligation…

Comment oser, après cela, s’enorgueillir que l’objectif de 50 millions de Français primo-vaccinés contre le Covid-19 soit atteint à la fin de l’été quand on laisse sciemment au bord du chemin des milliers de réticents ?

Cette stratégie, peut-être électoralement payante, alimente de profondes ruptures qui font perdre au pays, certainement pour longtemps, le sens de l’unité.

Mis à jour ( Lundi, 30 Août 2021 15:38 )
 

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