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Les réflexions gaullistes de la semaine du 8 au 14 juillet 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 10 Juillet 2019 09:47

Vendredi 12 juillet 2019 :

 

 

En maintenant François de Rugy à son poste mais en lui demandant de rembourser tous les frais indus, l'exécutif tente d'étouffer dans l'œuf une nouvelle affaire d'été, à l'image de l’affaire Benalla l'an dernier.

Les révélations de Mediapart sur ses dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée Nationale et sur les travaux réalisés aux frais du contribuable dans son ministère ont fait l’effet d’une bombe après des mois de crise sociale menée par les « gilets jaunes », revendiquant le droit à un meilleur niveau de vie et plus de pouvoir d'achat.

Si la réponse a été diligente, il n'en demeure pas moins que les faits sont là. Et ils ne sont pas glorieux. Ce mélange des genres consistant à utiliser les deniers de l'État pour organiser des réceptions privées ou faire réaliser des travaux de confort dans les appartements privés du ministère de l’environnement est détestable, surtout venant d'un chantre de la moralisation de la vie politique. L’écologiste de châteaux a été pris la main dans le sac et, le pire, c’est qu’il ne voit pas où est le problème !

Les gaullistes ne sont pas des adeptes du tribunal médiatique qui vire au règlement de comptes et n'ont pas vocation à être des juges ou des procureurs. 

Pour autant, nous sommes attachés à une stricte séparation entre les affaires de l’État et les affaires personnelles ; entre le public et le privé, à l'image du Général de Gaulle qui a toujours tenu à payer ses factures de gaz et d'électricité à l'Élysée et qui remboursait à l'État le goûter de ses petits-enfants !

Il est de bon ton parmi les politiques de se réclamer du général de Gaulle. Il serait beaucoup plus utile de s’astreindre à une grande rigueur morale, à son instar.

Ce n'est qu'en agissant de la sorte que les Français retrouveront confiance dans leur classe politique.


Mercredi 10 juillet 2019 :

 

Beaucoup se sont réjouis, hier, de la relaxe générale prononcée par le Tribunal Correctionnel de Paris dans le dossier Tapie-Crédit Lyonnais.

Bernard Tapie a gagné une bataille mais rien n'est fini. Loin de là.

En ce qui concerne le volet pénal de l'affaire de l'arbitrage, Tapie pourrait encore faire l'objet d'un procès en appel. Au vu de la sévérité des réquisitions et du camouflet infligé par le tribunal au Parquet, cela ne fait guère de doute.

En outre, dans le volet civil, pour lequel Tapie a été définitivement condamné en appel puis en cassation - l’action civile étant distincte de l’action publique - des audiences sont prévues pour discuter des modalités de remboursement des quelques 400 millions d'euros qu’il doit rendre à l'État.

Il y aurait donc eu faute civile mais pas faute pénale, en l’absence de fraude ou de manœuvres frauduleuses dans l’arbitrage de 2008. 

Il n’y a là aucune incohérence pour ceux qui connaissent les contours de ces fautes qui ne se confondent pas. 

Aucune incohérence non plus avec la condamnation de Christine Lagarde, reconnue coupable de « négligence », tout en étant dispensée de peine par la Cour de justice de la République (CJR) fin 2016, puisque l’enjeu était très différent de celui du procès se tenant devant le Tribunal Correctionnel. Pour rappel, il ne lui était pas reproché d’avoir décidé de recourir à l’arbitrage, mais de ne pas avoir fait appel de celui-ci une fois qu’il avait conclu à une indemnisation astronomique de Tapie…

En tout cas, comme l'a résumé mon brillant confrère Me Hervé Temine, "le match n'est pas fini tant que la balle de match n'a pas rebondi deux fois".

Je me garderai donc bien de donner un quelconque avis ou sentiment sur le sort judiciaire réservé à l'ancien président de l'OM qui réussit toujours à se relever et à qui l’on ne peut que souhaiter de vaincre la maladie qui le ronge. 

Quand les décisions seront définitives, il sera toujours temps de commenter mais se précipiter, comme beaucoup le font depuis hier, et en tirer des leçons judiciaires et politiques serait prématuré. 

La méconnaissance des mécanismes judiciaires et l'absence d'actualité en ce début d'été n'autorise pas tout.

Mis à jour ( Vendredi, 12 Juillet 2019 16:47 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 1er au 7 juillet 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 03 Juillet 2019 22:45

Samedi 6 juillet 2019 :

Les 743 000 candidats au baccalauréat ont découvert, hier, leurs résultats, provisoires pour certains.

Des résultats qui alimentent déjà la suspicion...

En passant en force, Jean-Michel Blanquer a court-circuité les jurys d'examen et s'est aliéné les professeurs, au-delà des grévistes, les obligeant à bricoler des notes.

Sans compter que l'inégalité de traitement est la porte ouverte aux recours devant le tribunal administratif.

Décidément, cette session 2019 du baccalauréat aura été maudite (lire réflexions gaullistes CC, 4 et 5/7). Et il faudra en tirer les leçons.

A une semaine des vacances, enseignants et ministère n'ont jamais été autant à couteaux-tirés.

Or, ce qui compte aujourd'hui c'est la gestion de la sortie de crise. Il faut retrouver le chemin du dialogue. À défaut, la saga de l'été pourrait rebondir plus vite que prévu et la rentrée de septembre risque d'être explosive !


Vendredi 5 juillet 2019 :

Hier soir seuls « 700 correcteurs » grévistes sur les 175.000 mobilisés pour l’examen retenaient encore « autour de 30.000 copies » sur les 4 millions à évaluer, a assuré Jean-Michel Blanquer.

Il n'empêche, cette fronde inédite (lire réflexions gaullistes CC, 4/7marquera l'histoire du baccalauréat dont les épreuves n'auront jamais été aussi perturbées que lors de cette édition 2019.

L'attitude du ministre y est pour beaucoup. Rigide, il a sous-estimé les critiques et les oppositions face à sa réforme du lycée et a entrainé la radicalisation de ceux qu'il considère comme marginaux.

Or, si le bras de fer ne concerne plus qu'un petit nombre de copies, il a tout de même fini par désorganiser les jurys de délibération dans plusieurs académies.

Cette insubordination ne risque pas de redorer le blason des professeurs mais aujourd'hui, sans coup d'éclat, toutes les contestations sont inaudibles et les oppositions mises sous le boisseau.

En attendant, ce sont de nombreux candidats qui se sentent pris entre deux feux et craignent de recevoir des résultats «faussés». Ils pâtissent d'une situation dont ils ne sont pas à l'origine. Entre cette grève et le système d’orientation post-Bac, via Parcoursup - dont les défauts sont patents et qui renforce les inégalités sociales - la coupe est pleine !

Dira-t-on de ce cru, comme celui de 1968, qu’il a été obtenu au rabais ? 

Bac écorné, élèves sacrifiés…


Jeudi 4 juillet 2019 :

Le blocage est inédit : après s'être mis en grève de surveillance de l'épreuve de philosophie, des professeurs refusent de rendre les copies ou de saisir les notes des candidats au baccalauréat pour exprimer leur inquiétude sur la réforme du lycée.

Environ 100 000 copies (sur 4 millions) seraient concernées.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a beau assurer les résultats pour vendredi (quitte à dévoyer l’examen en remplaçant les notes par la moyenne du contrôle continu de l’année), la situation est critique.

Il faut comprendre que c'est leur seul moyen de pression face à un ministre arc-bouté sur sa réforme qui n’offre aucune visibilité sur le contenu des matières et les débouchés des nouvelles spécialités (lire billet UPF, 31/3).

Mais c'est aussi une prise en otage des bacheliers qui en subissent les conséquences alors qu'ils ont préparé leur année avec leurs professeurs pour atteindre cet objectif et qu'ils vont, notamment, être pénalisés s'agissant de leur inscription dans l’enseignement supérieur... il y a donc là un vrai paradoxe !

Une chose est sûre : si la réforme du lycée ne posait aucun problème, les professeurs n'auraient pas eu besoin d'en arriver à ces extrémités pour se faire entendre.

Le baccalauréat est une institution qui doit rester nationale et ne pas se transformer en un vulgaire examen "local", "à la carte", dont la valeur dépendra du lycée dans lequel le jeune aura effectué sa scolarité !


Mercredi 3 juillet 2019 :

 

 

Tout ça pour ça...

On savait que le consensus ne serait pas chose facile (lire billet UPF, 28/5). Mais de là à déboucher sur une telle pantalonnade...

Il aura donc fallu 48 heures de marchandages pour en arriver à nommer une allemande, Ursula von der Leyen - favorable à l'Europe de la défense - à la tête de la Commission européenne et Christine Lagarde à la BCE !

Quelles trouvailles de génie !

L'accord intervenu hier sur ces nominations douche les espoirs de ceux qui espéraient encore un changement social et écologique et prouve, s'il en était besoin, que les institutions européennes sont vérolées et irréformables.

Ces personnalités, choisies par des dirigeants européens aveugles et sourds au grondement des peuples, sont des européistes patentés qui s'inscrivent parfaitement dans la politique de sabotage libéral des institutions actuelles de l’Union européenne.

Alors que beaucoup n'hésitent pas à parler de deal gagnant-gagnant, sans pouvoir expliquer en quoi la France et ses intérêts sortent grandis ou avantagés dans de tels choix, cette séquence va laisser des traces tant les débats ont été rudes.

Il s'agit plutôt d'une défaite pour l'Europe et la démocratie. Une de plus.

Mis à jour ( Lundi, 08 Juillet 2019 07:03 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 24 au 30 juin 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Samedi, 29 Juin 2019 09:39

Samedi 29 juin 2019 : 

 

  

Le débat sur l'efficacité des médicaments homéopathiques a été relancé hier après la publication de l'avis rendu par la Haute autorité de santé (HAS) préconisant la fin de leur remboursement par la Sécurité sociale.

Avaler des granules serait donc aussi utile que diluer du sucre dans de l'eau...

Le débat scientifique serait ainsi tranché sans équivoque.

Mais cet avis est loin de faire consensus.

L'homéopathie est une médecine douce accessible au plus grand nombre car elle ne présente pas de risques. Elle est un complément utile à la médication chimique et permet d'améliorer la prise en charge globale et la qualité de vie au quotidien de nombreux patients.

Éliminer ces produits de la liste sous prétexte de faire l'économie (substantielle !!!) de 0,29% de l'ensemble des remboursements de l'Assurance maladie risque de conduire certains patients à renoncer (compte tenu de l'envolée prévisible des tarifs qui risquent d'être multipliés par deux ou trois) ou, pire, les pousser à avoir recours à des médecines parallèles, beaucoup plus dangereuses et moins contrôlées, qui peuvent poser problème.

Sans compter que le déremboursement de l’homéopathie aura des conséquences sur les emplois des laboratoires, au premier rang duquel Boiron qui dispose de 4 sites de production en France, en dehors de son siège social situé près de Lyon.

Les enjeux financiers étant assez mineurs, cette guerre acharnée des jusqu’au-boutistes de l'orthodoxie scientifique contre l’homéopathie en devient ridicule.

Si l’homéopathie est sans danger, si elle ne fait pas de mal, tant mieux si elle peut faire du bien !

Mis à jour ( Lundi, 01 Juillet 2019 17:40 )
 

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