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Les Estivales de Valentin LAGORIO PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Lundi, 12 Août 2019 15:20

16.08.19 : Commémorations sincères du 15 août... ou mépris organisé ?

Le président de la République, Emmanuel Macron, s'est rendu à la nécropole de Boulouris dans le Var pour commémorer le 75ème anniversaire du débarquement de Provence, un débarquement franco-américain qui permit à la France de revenir davantage dans le concert des Nations.

Cette nécropole fut inaugurée le 15 août 1964 par le général De Gaulle. Y sont regroupés les corps de 464 combattants de toutes origines et de toutes confessions, appartenant à la 1ère armée française (1ère DFL) commandée par le général de Lattre de Tassigny, tués au cours du débarquement de Provence.

Ceci dit, quel message politique est lancé derrière ? pas très clair…

D'abord, soulignons le fait que le Président ait demandé aux maires de France de (re)baptiser des rues avec des noms de tirailleurs sénégalais…

Mais pourquoi ne pas le faire pour tous les combattants des autres Nations ; de la France Libre ; les résistants... en somme, tous ceux qui combattirent au péril de leur vie pour rendre à l'Europe sa liberté ? 

Ne verrait-on pas ici une quête d'un hypothétique regain de popularité et de quelques voix électorales ?

Cette même question pourrait se poser aussi sur le rapprochement qu'entreprend le Président avec l'un de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy.

Que manigancent-ils ? préparent-ils le terrain pour la réélection de Macron dans une hypothétique confrontation face à Le Pen en 2022 ? c'est en tout cas le piège qui semble s'amorcer.

Notons également que le gouvernement n'a pas envoyé un seul représentant pour le 250ème anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio.Cet homme, ce professeur d’énergie, cette légende, est pourtant une part indélébile de notre pays.

Cette commémoration, ce 15 août, ressemblait plus à du je-m'en-foutisme qu'à un réel hommage à nos Hommes qui ont sacrifié leur vie pour notre avenir et ont forgé l'Histoire de France !

 

13.08.19 : Madame Schiappa prouve... son incompétence…

Samedi 10 août, l'homme d'affaires Jeffrey Epstein est décédé en prison.

Accusé de multiples accusations d'abus sexuels sur mineurs aux États-Unis, son procès devait avoir lieu en 2020.

Les enquêtes sont toujours en cours sur les éventuelles ramifications et cela pourrait concerner la France…

Mais quels rapports avec la France ?

Epstein avait une luxueuse résidence située au 22, avenue Foch à Paris. Dans son répertoire ont été retrouvées des personnes de nationalité française, mais aussi saoudienne et mexicaine.

Les secrétaires d’État Marlène Schiappa et Adrien Taquet, ont déclaré hier dans un communiqué : « L’enquête américaine a mis en lumière des liens avec la France. Il nous semble ainsi fondamental, pour les victimes, qu’une enquête soit ouverte en France afin que toute la lumière soit faite. »

Madame Belloubet a recadré ses collègues pour leur dire qu'il fallait laisser le cours de la justice se faire.

Madame Schiappa ne perd jamais une occasion pour tirer la couverture vers elle !

Dès le 23 juillet, l'association « Innocence en danger » avait fait un signalement au Parquet. 

Il était inutile de venir fourrer son nez dans cette affaire judiciaire


08.08.19 : Un élu de la République est mort

Jean-Mathieu Michel, maire de Signes (Var) depuis 1983 a été tué lundi dernier. 

Il a aperçu des hommes en train de déverser des gravats sur un chemin privé, près du circuit Paul Ricard. Le maire s'est arrêté et leur a ordonné de recharger leurs gravats dans le fourgon. Ordre respecté mais les individus ont percuté le maire avec leur véhicule en repartant. Accidentellement ? l'instruction nous le dira. En effet, les individus, ouvriers du bâtiment, ont été placés en garde à vue et le conducteur mis en examen pour homicide involontaire. 

Mais ce terrible drame conduit à dire que l'autorité des élus de la République n'est plus respectée. 

Le « Grand débat national » devait permettre de redonner un sens à la fonction de maire, celui de porter la parole de ses concitoyens à travers les cahiers de doléances. Mais le pouvoir exécutif s'est « assis » sur ces cahiers, accroissant la fracture territoriale que subissent nos concitoyens. 

Cette même fracture sociale, au nom de laquelle certains en profitent pour commettre les pires atrocités. 

Redonnons aux maires de nos territoires ruraux le pouvoir de faire régner l'ordre. Ne négligeons plus nos territoires, ne laissons pas la chienlit s'établir !

 

06.08.19 : Notre-Dame : les autorités en face de leurs responsabilités

 

Plus de trois mois après le terrible incendie de Notre-Dame de Paris qui a ravagé toute sa charpente, la cathédrale fait encore parler d'elle. 

Après une enquête qui semble avoir déterminé les causes de l'incendie (dysfonctionnement électrique, cigarette mal consumée), voici un autre phénomène tout aussi embarrassant : 400 tonnes de plomb se seraient volatilisées dans l'air et l'île de la Cité est particulièrement visée. 

Pour Annie Thébaud-Mony, directrice à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), ces tonnes représentent « presque 4 fois les émissions de plomb diffusées sur la France en une année». 

Les autorités sont donc en face de leurs contradictions... elles appellent à reconstruire la cathédrale, sans prendre en compte la gravité du plomb émis dans l'air, qui est l'équivalent de l'amiante en termes de toxicité. 

Nous soutenons la demande de Madame Thébaud-Mony sur le fait d'installer un centre de suivi à l'Hôtel-Dieu. Le quartier a été trop vite rouvert, il fallait évaluer la situation. Mais les autorités ont trop soif du projet de métamorphose (dans les cartons depuis plusieurs années) sur l'île de la Cité… 

Notre-Dame doit être confinée et le quartier avec. 

S'agirait-il d'une crise sanitaire à l'image de celle engendrée par Tchernobyl ? cela y ressemble fortement. Le ministre de la culture, Franck Riester, n'a pas fait consciencieusement son travail, lui qui est en charge de notre patrimoine, de nos monuments historiques riches de sens. De même que le gouvernement d'Édouard Philippe n'a pas été plus qualifié pour évaluer les risques sanitaires après cet incendie. 

Le gouvernement a fait montre d'une négligence absolue, en sollicitant de tous l'effort de reconstruire la cathédrale et en faisant fi des risques sanitaires présents. 

Les autorités doivent prendre rapidement leurs responsabilités et se mettre en face de leur incompétence. Il n'y a plus une faute à commettre, c'est le moment de d'agir !

Mis à jour ( Dimanche, 18 Août 2019 22:54 )
 
Les réflexions gaullistes des semaines du 15 au 28 juillet 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 17 Juillet 2019 10:29

Mercredi 17 juillet 2019 :

François de Rugy, Ministre d’État, a présenté hier sa démission du gouvernement moins d’une semaine après les révélations de Mediapart sur son train de vie. (lire réflexions gaullistes CC, 12/7).

Il s’agit d’une démission surprise, tant il s’était défendu pied à pied et alors même que la pression médiatique était quelque peu retombée.

De Rugy n’a manifestement pas eu le courage d’affronter la représentation nationale et de répondre aux députés et sénateurs qui n’auraient pas manqué de l’interroger sur ses agissements.

Il n'a, par contre, pas hésité à ajouter l'indignité à l'indécence en osant se comparer à Pierre Bérégovoy...

Certes, quand Mediapart tient une proie, il ne la lâche pas : Jérôme Cahuzac peut en témoigner ! 

Si ces pratiques journalistiques devraient interroger la société sur le rapport du journalisme d’investigation avec la vérité, leurs nouvelles révélations, sur l'utilisation de son indemnité de député (IRFM) pour payer ses cotisations à Europe Écologie-Les Verts (EELV) en 2013 et 2014, tout en les déduisant du calcul de ses impôts, sont irrémissibles et rendaient sa position intenable.

Corrélativement, l’exécutif ne voulait surtout pas que la situation dégénère en feuilleton de l'été comme l'affaire Benalla. Il fallait donc débrancher le soldat de Rugy.

Pour autant, la médaille du fusible qui saute a son revers : le fait que le numéro 2 du gouvernement rende son tablier, sacrifié sur l'autel de l'exemplarité sans attendre le résultat des investigations en cours, ouvre une vraie crise politique.

L’instabilité à ce poste, moins d’un an après le départ avec fracas de Nicolas Hulot, affaiblit durablement l’exécutif qui s’est converti tardivement à l’écologie, résultat des européennes oblige.

Elle pose aussi la question plus fondamentale de la capacité de cette équipe à gouverner puisqu'il s'agit du 11ème ministre à démissionner depuis le début du quinquennat et qu'elle semble bien incapable de résister à la moindre tempête médiatique emportant tout sur son passage.

Car dans le nouveau monde, qui n'est pas si différent de l'ancien, on tombe par où l'on pêche mais aussi par où l'on prêche !

NB : LE BILLET D’ACTUALITÉ DES RÉFLEXIONS GAULLISTES PREND SES QUARTIERS D’ÉTÉ ET REVIENT LE 2 SEPTEMBRE ! BONNES VACANCES A TOUS ET RETROUVEZ-NOUS SUR NOTRE PAGE FACEBOOK EN ATTENDANT !

Mis à jour ( Dimanche, 28 Juillet 2019 12:30 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 8 au 14 juillet 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 10 Juillet 2019 09:47

Vendredi 12 juillet 2019 :

 

 

En maintenant François de Rugy à son poste mais en lui demandant de rembourser tous les frais indus, l'exécutif tente d'étouffer dans l'œuf une nouvelle affaire d'été, à l'image de l’affaire Benalla l'an dernier.

Les révélations de Mediapart sur ses dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée Nationale et sur les travaux réalisés aux frais du contribuable dans son ministère ont fait l’effet d’une bombe après des mois de crise sociale menée par les « gilets jaunes », revendiquant le droit à un meilleur niveau de vie et plus de pouvoir d'achat.

Si la réponse a été diligente, il n'en demeure pas moins que les faits sont là. Et ils ne sont pas glorieux. Ce mélange des genres consistant à utiliser les deniers de l'État pour organiser des réceptions privées ou faire réaliser des travaux de confort dans les appartements privés du ministère de l’environnement est détestable, surtout venant d'un chantre de la moralisation de la vie politique. L’écologiste de châteaux a été pris la main dans le sac et, le pire, c’est qu’il ne voit pas où est le problème !

Les gaullistes ne sont pas des adeptes du tribunal médiatique qui vire au règlement de comptes et n'ont pas vocation à être des juges ou des procureurs. 

Pour autant, nous sommes attachés à une stricte séparation entre les affaires de l’État et les affaires personnelles ; entre le public et le privé, à l'image du Général de Gaulle qui a toujours tenu à payer ses factures de gaz et d'électricité à l'Élysée et qui remboursait à l'État le goûter de ses petits-enfants !

Il est de bon ton parmi les politiques de se réclamer du général de Gaulle. Il serait beaucoup plus utile de s’astreindre à une grande rigueur morale, à son instar.

Ce n'est qu'en agissant de la sorte que les Français retrouveront confiance dans leur classe politique.


Mercredi 10 juillet 2019 :

 

Beaucoup se sont réjouis, hier, de la relaxe générale prononcée par le Tribunal Correctionnel de Paris dans le dossier Tapie-Crédit Lyonnais.

Bernard Tapie a gagné une bataille mais rien n'est fini. Loin de là.

En ce qui concerne le volet pénal de l'affaire de l'arbitrage, Tapie pourrait encore faire l'objet d'un procès en appel. Au vu de la sévérité des réquisitions et du camouflet infligé par le tribunal au Parquet, cela ne fait guère de doute.

En outre, dans le volet civil, pour lequel Tapie a été définitivement condamné en appel puis en cassation - l’action civile étant distincte de l’action publique - des audiences sont prévues pour discuter des modalités de remboursement des quelques 400 millions d'euros qu’il doit rendre à l'État.

Il y aurait donc eu faute civile mais pas faute pénale, en l’absence de fraude ou de manœuvres frauduleuses dans l’arbitrage de 2008. 

Il n’y a là aucune incohérence pour ceux qui connaissent les contours de ces fautes qui ne se confondent pas. 

Aucune incohérence non plus avec la condamnation de Christine Lagarde, reconnue coupable de « négligence », tout en étant dispensée de peine par la Cour de justice de la République (CJR) fin 2016, puisque l’enjeu était très différent de celui du procès se tenant devant le Tribunal Correctionnel. Pour rappel, il ne lui était pas reproché d’avoir décidé de recourir à l’arbitrage, mais de ne pas avoir fait appel de celui-ci une fois qu’il avait conclu à une indemnisation astronomique de Tapie…

En tout cas, comme l'a résumé mon brillant confrère Me Hervé Temine, "le match n'est pas fini tant que la balle de match n'a pas rebondi deux fois".

Je me garderai donc bien de donner un quelconque avis ou sentiment sur le sort judiciaire réservé à l'ancien président de l'OM qui réussit toujours à se relever et à qui l’on ne peut que souhaiter de vaincre la maladie qui le ronge. 

Quand les décisions seront définitives, il sera toujours temps de commenter mais se précipiter, comme beaucoup le font depuis hier, et en tirer des leçons judiciaires et politiques serait prématuré. 

La méconnaissance des mécanismes judiciaires et l'absence d'actualité en ce début d'été n'autorise pas tout.

Mis à jour ( Vendredi, 12 Juillet 2019 16:47 )
 

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